Les Parisiennes de Kiraz

Archive 04 juin 2008

Les Parisiennes de Kiraz sous toutes les coutures

Les Parisiennes de Kiraz se sont donné rendez-vous au Musée Carnavalet. Première rétrospective sur la vie de ces nymphettes tout chic tout snob et si attachantes. Kiraz, le crayon léger, les couleurs pastel, et l'oeil malicieux. Jusqu'au 21 septembre.


Inquiétudes entre illusions enfantines et déboires d'adultes






« Il y a en moi plusieurs femmes, comment voulez-vous que je puisse me contenter d'un seul homme ». « J'ai très envie que nous nous mariions ici mais j'ai peur que le Tout-Paris ne vienne pas ».

Qu'elles se rassurent, le tout-paris sera présent. On peut les voir au détour d'une rue, au détour d'une page de magazine, au détour d'une crème de beauté. Ces nymphettes nous font rire mais derrière la légèreté du trait, les situations cocasses, il ressort une certaine inquiétude dans les moues boudeuses des personnages. Kiraz laisse s'insinuer une forme d'inquiétude.

Les Parisiennes ne sont plus des enfants, mais elles continuent de rêver au prince charmant. Des déboires, tout y passe : tourments vestimentaires, doutes maritaux, scrupules sociaux, poids maternel...


Les parisiennes sous toutes les coutures



Né au Caire, en Egypte, Kiraz découvre Paris à 23 ans. Depuis la fenêtre de son atelier ou aux terrasses de café, il observe les femmes et la ville. Réverbère, colonne Marris, chaque détail a son importance. « Ma source d'inspiration, c'est la rue et c'est inépuisable. Deux filles qui bavardent à la terrasse d'un café, c'est magnifique » dira t-il.



Ses relations avec la presse démarrent très tôt. D'abord dessinateur politique au Caire, c'est à Paris qu'il développe le côté humoristique après la guerre. Marcel Dassault lui confiera une double page hebdomadaire dans Jour de France. Les Parisiennes évoluent : légèrement vêtues à la plage l'été, emmitouflées à la neige l'hiver, en tenue chic et cintrée, les bras chargés de paquets...

Dans les années 1990, une page se tourne. Elles abandonnent la touche d'humour. Pour Vogue, les parisiennes deviennent des icônes de la féminité et donnent de vraies leçons de mode pour Glamour.



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Informations pratiques

- Musée Carnavalet,
23 rue de Sévigné,
75003 Paris

-De 3,50 à 7 euros

-Tous les jours sauf le lundi de 10h à 18h

-Renseignements : 01.44.59.58.76

Par Laure Menanteau

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