Lou Doillon - United Generation

Archive 12 mai 2010

Du 27 mai au 27 juin 2010, la Galerie W accueille la première exposition photographique de Lou Doillon. Un reportage photo amusant au coeur des générations Disneyland. Un regard joyeux et fasciné sur le quotidien d'un monde rêvé.




2010 est l'année de la nouvelle génération Disney. L'année où les stars de « Toy Story », « La
Princesse et la Grenouille », « Les Indestructibles », « Monstres & Cie », « Ratatouille », « Wall‐E »,
« Cars Quatre Roues »... traversent les écrans et débarquent à Disneyland.
Lou Doillon a accepté de jouer le jeu pour Disneyland en se transformant en photoreporter l'espace
de deux jours.
Equipée de deux appareils Lomos, elle s'est fondue dans le décor et a commencé à « capturer » les
gens, les situations, les atmosphères. Pas de velléités documentaristes ici, ni de regard moqueur :
juste le parti pris de montrer qu'en entrant dans Disneyland Paris on fait un voyage dans l'imaginaire
de l'enfance. Son imaginaire à elle, partagé par des millions de gens.
Un parti pris ludique qu'on trouve aussi dans la forme exprimée par le choix du format carré des
images, et par l'usage de la couleur dans des tons aussi vifs que ceux des bonbons. Il s'agit souvent
d'images volées, de petites situations de rien, de gestes anodins qui, rassemblés dans une exposition,
deviennent une galerie de portraits d'une grande famille hétéroclite.
Les images nous montrent des gens de tous âges et tous bords avec en commun un regard émerveillé
qu'il s'agisse d'une grand‐mère, d'un bobo, d'un emo ou bien sûr d'un enfant.



Lou Doillon et l'image

Lou Doillon photographe : pas si étonnant. Dans sa famille on cultive une relation spéciale avec
l'image, soit‐elle fixe ou en mouvement. Un père ‐ Jacques Doillon ‐ et un oncle ‐ Andrew Birkin
cinéastes , une grande soeur ‐ Kate Barry ‐ photographe, et Charlotte Gainsbourg, l'autre soeur, qu'on retrouve
toujours avec plaisir sur le grand écran. Avec son « cool » tellement british, Jane Birkin dirait
simplement « it runs in the family ». Ca fait partie de l'ADN de la famille.
Qu'on se rassure, Lou Doillon ne va pas changer de carrière : elle continue de faire l'actrice. Mais
cette parenthèse photographique correspond bien à sa passion pour les univers hors du réel. Toute
petite elle suivait ses parents et déjà circulait joyeusement sur les plateaux cinématographiques : elle
savait faire la différence entre le monde dehors et les décors en carton‐pâte, mais ça ne l'empêchait
pas de profiter avec joie de ces moments de rêve fabriqué.
Avec ce voyage, Lou Doillon nous amène ‐ avec elle ‐ dans un monde hors du temps en nous
ramenant des images contemporaines. Un regard joyeux et fasciné sur le quotidien d'un monde rêvé.




Lou Doillon

« (...) J'aime beaucoup Diane Arbus, Inez and Vinoodh, pour les photographes d'aujourd'hui, Joel‐
Peter Witkin
qui est carrément sordide et d'un autre monde. Ca dépend finalement, j'aime beaucoup
Nan Goldin avec qui il se passe des choses un peu délirantes, et il y a plein de gens différents mais
surtout j'aime la singularité donc j'aime quand il y a une honnêteté entre le photographe et ce qu'il
photographie. Je suis toujours mal à l'aise quand j'ai l'impression qu'on vole trop ou qu'on détourne
trop ou qu'on s'amuse trop du sujet qu'il y a derrière. C'est vrai que ça me fait moyennement marrer
ce genre de choses. (...) »
« (...) J'ai un faible pour Stitch. J'aime beaucoup Stitch donc autant le dire, il m'amuse beaucoup. En
plus, vu qu'il a ce côté un peu punk ou en tout cas il a le droit d'être un peu cinglé, il est
extrêmement drôle avec les enfants. Les voir rugir et d'être dans un tel état de rire quand il se met
les doigts dans le nez, qu'il fait des blagues, leur met les mains devant le visage... c'est vrai que ça
c'est très agréable (...) »




- « UNITED GENERATIONS » BY
LOU DOILLON
- du 27 mai au 27 juin 2010
- Galerie W Eric Landau -
44 rue Lepic Paris 18ème / tel :
01 42 54 80 24
- 10h30 / 20h00 | 7/7 jours
- http://www.galeriew.com



Par Nicole Salez

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