Théâtre Guignol du Luxembourg

Paris VIe

Au cœ,ur du jardin du Luxembourg, le Théâtre de Marionnettes accueille les petits et les grands depuis 77 ans en compagnie de Guignol


Le Guignol du Luxembourg


Quel est le Parisien qui ne connaît pas le théâtre du Luxembourg, haut lieu de la culture enfantine depuis plusieurs générations. Du temps où ces considérations avaient une importance, même ceux de la Rive droite traversaient la Seine pour passer Rive gauche, remontaient le boulevard Saint-Michel jusqu'au Jardin du Luxembourg afin de crier « attention ! » à Guignol, de rire aux malheurs de Gnafron et d'applaudir en toutes circonstances.

Robert Desarthis, son fondateur, a donné sans le savoir, son premier spectacle public à six ans, en 1916, dans le square de la place d'Italie, avec un castelet et une marionnette à main. Il est le fils d'un fabricant de jouet et s'adonne à ses marionnettes, presque à plein temps. Car parallèlement, il voudrait être acteur. L'homme de théâtre Gaston Baty le dissuade : « Vous voulez être acteur, et vous êtes dix mille! Vous faites des marionnettes et vous êtes presque... seul, alors... » C'est ainsi que Robert Desarthis se lança dans l'aventure qui occupera toute sa vie.
En 1930, il obtient la concession du Parc Montsouris. Il crée pour la première fois un théâtre en semi-dur. C'est Guiniolia. La salle est toujours en plein air, mais la scène, les machineries, les lumières sont abritées par de la maçonnerie. C'est une petite révolution dans le monde de la Marionnette. Il ne compte pas s'en arrêter là. Le théâtre de Marionnettes du Luxembourg menace ruine, le Sénat décide sa démolition et lance un appel d'offres pour le remplacer. Trois finalistes sont sélectionnés. Robert Desarthis est l'un d'eux. Pour les départager, une séance est organisée avec les enfants du personnel du Sénat, laissés seuls juges de la qualité des trois intervenants. Aux rires et à l'applaudimètre, Robert Desarthis remporte le concours devant le jury le plus difficile qui soit : les enfants.
C'est ainsi qu'en avril 1933, est inauguré le premier théâtre de Marionnettes en dur. Et depuis, le théâtre n'a cessé de tourner à plein régime, si ce n'est une interruption pendant l'occupation.


La continuité

Francis Desarthis et l'une de ses marionnettes

Robert Desarthis a passé le flambeau en 1971 à son fils Francis-Claude Desarthis qui continue d'animer ce haut-lieu de la vie enfantine parisienne. En attendant le son de la cloche qui appelle pour voir « Le petit Chaperon rouge », « Les trois petits cochons » ou encore « Les métamorphoses du Prince charmant », il faut emmener votre enfant ou petit-enfant sur le merveilleux manège qui jouxte le théâtre. Il est unique en son genre, ne tourne pas à des vitesses folles, mais c'est un manège où l'on peut encore attraper des anneaux avec un bâton. Ce qui compense largement son côté planplan.


Programme pour le mois de décembre

Le petit chaperon rouge : dimanche 5 décembre à 11h00 et 15h15
Les trois petits cochons : mercredi 8 décembre à 15h15, samedi 11 décembre à 11h00
Les métamorphoses du prince charmant  : dimanche 12 décembre à 11h00 et à 15h15, mercredi 15 décembre à 15h15, tous les jours pendant les vacances de Noël à 15 h 15, fermé les 24, 25 décembre et 1er janvier. Il y a deux séances par jour pendant la semaine entre Noël et le Jour de l'An.


- Métro Vavin, Notre-Dame des Champs ou Luxembourg —, bus 83, 38, 82.
- http://guignolduluxembourg.monsite-orange.fr
- Prix des places : 4€50 (enfants et adultes)



Par Marie Catherine Chevrier

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