”Vichy : Invitation à la promenade”

Archive 19 mai 2011

Avec ce bel ouvrage,
Vichy, « Reine des villes d'eaux », vous invite à découvrir ses merveilles à travers 19 promenades thématiques au fil de la journée. La promenade, élément incontournable de la cure thermale au XIXe siècle, a joué un rôle prépondérant dans le développement de la ville. Elle est une clef de lecture de l'architecture et de l'urbanisme vichyssois. Réalisé à partir d'une étude de l'Inventaire de la Région Auvergne, cet ouvrage est richement illustré, par des photographies de qualité.




« Reine des villes d'eaux », Vichy, vous invite à découvrir ses merveilles à travers 19 promenades thématiques au fil de la journée. Dès votre arrivée en gare de Vichy, laissez-vous guider à la découverte des lieux incontournables (parcs, jardins, casinos, hôtels, établissements thermaux, etc.) de la ville et ses environs.

La promenade, élément incontournable de la cure thermale au XIXe siècle, joue un rôle prépondérant dans le développement des villes d'eaux.
Il y a un siècle, les cheminements empruntés au cours de la promenade dépendaient de la posologie médicale, de la sociabilité thermale pour « voir et être vu », mais aussi de l'extension de la ville et de ses espaces verts.

Vichy, tout en améliorant constamment ses infrastructures thermales et en développant le commerce de ses eaux minérales, n'a eu de cesse d'étendre son périmètre de promenade grâce à de nombreux parcs et par le développement des excursions hors-la-ville. La promenade thermale est ainsi une clef de lecture de l'architecture et de l'urbanisme vichyssois.

Réalisé à partir d'une étude de l'Inventaire de la Région Auvergne, cet ouvrage est richement illustré, par des photographies de qualité.


Préface

René Souchon, Président du Conseil régional d'Auvergne

Cet ouvrage Vichy, Invitation à la promenade constitue une belle illustration, au vu des résultats obtenus, de ce qu'implique, depuis 2007, l'arrivée du service régional de l'Inventaire au sein de notre collectivité.

Il est l'admirable exemple de ce que peut offrir la compétence d'une méthode éprouvée, l'implication constante d'une équipe de professionnels du patrimoine, au service de territoires qui cherchent à mieux se connaître.

En faisant du service régional de l'inventaire un maillon de la politique régionale de développement durable, le Conseil régional d'Auvergne a souhaité donner un signe fort : celui de l'impérieuse nécessité d'une pensée au long terme, qui pour bâtir l'avenir doit connaître et comprendre les éléments légués de son passé, qu'ils soient patrimoine matériel ou patrimoine immatériel.

J'adresse à toutes celles et tous ceux qui ont contribué à la qualité de cet ouvrage mes sincères remerciements et félicitations et souhaite au lecteur une heureuse promenade à travers Vichy.


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Préambule

Bien que la réputation des villes d'eaux soit ancienne, la mode de « prendre les eaux », dans son acception moderne, complexe, mêlant conventions sociales et hygiénisme naissant, se développe à partir de la seconde moitié du XVIIIe siècle pour l'aristocratie européenne. Mais c'est surtout sous le Second Empire que
« partir aux eaux » devient une pratique de plus en plus répandue. Elle est amplifiée dès la seconde moitié du XIXe siècle par le goût de la villégiature, le développement des chemins de fer, l'intérêt des investisseurs pour le thermalisme, la reconnaissance de la valeur thérapeutique des eaux minérales et les nombreuses cures que Napoléon III effectue dans les stations thermales françaises, notamment Plombières (Vosges), Saint-Sauveur (Hautes-Pyrénées) et Vichy.

Si une station thermale est tout d'abord reconnue pour la qualité curative de ses eaux, elle l'est aussi pour la renommée de ses promenades. Sous le Second Empire, une ville d'eaux sans promenade officielle ne saurait avoir de renommée. Flâner, déambuler, marcher ou encore cheminer ne sont pas des actes banals et font partie intégrante de l'emploi du temps du curiste du XIXe siècle. Le cadre architectural et urbain qui dirige ces pratiques déambulatoires a été mis en place à Vichy entre 1850 et 1914, période qui correspond au développement de la ville et à son épanouissement thermal. La promenade reflète, en la réglant en partie, l'histoire urbaine, architecturale, économique et sociologique de la station. Clef de lecture possible pour expliquer la formation de cette ville dont l'association tripartite État, Compagnie Fermière et municipalité a donné naissance au paysage thermal de Vichy que l'on connaît aujourd'hui.

Que l'on soit malade ou bien portant, la cure thermale est selon le chroniqueur Félix Mornand, en 1853, « le complément, la continuation obligée des élégances de l'hiver, (...) s'en dispenser, laisser fuir toute une saison sans apparaître ni à Vichy, ni à Dieppe, ni à Bade, ni à Hambourg, ce serait non seulement une faute de goût, un solécisme impardonnable, mais un crime de lèse-société ».

La bourgeoisie se plaît à côtoyer les « grands » de ce monde qui accompagnent Napoléon III lors de ses séjours, publicité incontestable pour le thermalisme français alors que les stations étrangères sont déjà très renommées. En effet Bath est la plus importante villégiature d'Angleterre au XVIIIe siècle, et les stations germaniques et austro-hongroises telles que Karlsbad, Baden-Baden ou encore Marienbad deviennent des stations de prestige dans la seconde moitié du XIXe siècle.

Leur attrait principal réside notamment dans les divertissements in situ, la ville de plaisir venant concurrencer la ville de santé, mais aussi dans les sites alentour composés de forêts et de montagnes, qui multiplient l'engouement pour les promenades et les flâneries, véritables adjuvants de la cure. Vichy n'à donc de cesse de rivaliser avec ces stations étrangères et d'entreprendre des travaux spectaculaires en matière de promenades et d'infrastructures thermales afin d'étendre son influence pour devenir la « reine des villes d'eaux ».

L'état actuel de Vichy montre encore, dans ses permanences architecturales et urbaines, la trame qui en a réglé l'usage en 1910. Le repérage des traces par les sources littéraires, touristiques et médicales de 1910, permet de comprendre ce qu'il est advenu de ces promenades.


SOMMAIRE

Invitation à la promenade

14 — L'histoire de la ville avant l'histoire de la promenade

- 14 — Par monts et rivières
- 14 — Naissance d'une ville
- 15 — Vichy sort de l'oubli au XVIIe siècle

18 — La promenade thermale,
une manière de concevoir la ville : 1731-1831


- 18 — 1731 : un premier projet de promenade au nord des bains, non réalisé
- 20 — 1787 : un premier établissement de bains
- 21 — 1794 : un deuxième projet de promenade au sud des bains, non réalisé
- 22 — 1812 : création d'une promenade Premier Empire
- 23 — Le modèle de l'Allemagne et le tourisme
- 24 — Le déséquilibre entre centre historique et quartier thermal se creuse

28 — Développement des possibilités
déambulatoires : 1833-1914

- 28 — Le développement d'une ville thermale
- 30 — Mise en ferme et réflexion urbaine 34 — Impact de la venue de Napoléon III
- 38 — La construction du casino à l'origine d'un bouleversement urbain
- 41 — 1870-1890 : l'initiative des propriétaires privés et l'extension
radicale du périmètre de la promenade
- 43 — 1896 : opération du cœ,ur de ville à ciel ouvert 48 — 1910 : la promenade à Vichy il y a un siècle, un modèle du genre


Promenades en images

L'arrivée à Vichy

- 53 — De la gare à la place des Quatre-Chemins
Promenades du matin
- 59 — Entre galerie couverte et galeries marchandes : « errance apprivoisée » dans le parc des Sources
- 68 — Déambulation entre établissements thermaux et hydrothérapiques
- 78 — De source en source : de la source de l'Hôpital à la source des Célestins
- 84 — Une séquence urbaine entre deux verres d'eau : de la source Lardy au parc des Sources

Promenades de l'après-midi

- 89 — Des « jardins-spectacles » aménagés autour des sources : le parc des Célestins et l'enclos Lardy
- 92 — Une promenade mondaine : le parc des Sources
- 96 — Des hôtels attirants pour les promeneurs
- 102 — Entre clos et ouvert : les passages couverts et les rues commerçantes
- 106 —Entre le parc des Sources et les parcs d'Allier : promenade dans le quartier des villas
- 110 — Déambulation dans les parcs d'Allier : le parc Napoléon III, le parc Kennedy et le parc des Bourins
- 116 — Une promenade au fil de l'eau : la promenade des quais et son prolongement par-delà la rivière
- 120 — De nouvelles pratiques collectives : le sport
- 124 — Points de vue sur la ville : les sites avec belvédères
- 126 — Partir en excursion dans des sites pittoresques
- 130 — Visite des sources et des parcs dans les environs
- 138 — Visite des châteaux de la région

Promenades du soir

- 143 — Un cadre festif : le casino
- 152 — Des « lieux de plaisir » aujourd'hui disparus : les cercles de jeux et les cafés-théâtres
- 158 —Bibliographie


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- Vichy : Invitation à la promenade
- Textes : Delphine Renault-Jouseau
- Photographies : Christian Parisey, Roger Choplain, Roland Maston, avec la participation de Jean-Michel Périn
- Cartographie : Guylaine Beauparland-Dupuy avec la participation d'Anne Fressanges du Bost
- Direction de la publication : Marie-Blanche Potte
Inventaire général du patrimoine culturel

- Editeur : Lieux Dits (www.lieuxdits.fr)
- Date de parution : novembre 2010
- 30 €

Pour se procurer l'ouvrage, cliquez ici


Office de Tourisme de Vichy

19, rue du parc - B.P. 2418 03204 VICHY CEDEX -
Tél. (33) 04 70 98 71 94
Fax (33) 04 70 31 06 00
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- Lire également :

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- Vichy, la belle de province



Par Nicole Salez

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