Vols au Musée d'Art Moderne de Paris

Archive 08 juin 2010

Alors que la réouverture du Musée d'Art moderne de la Ville de Paris a lieu le 11 juin 2010 avec l'exposition 'Dynasty', l'enquête concernant les cinq toiles de maîtres volées dans la nuit du 19 au 20 mai 2010, se poursuit avec d'importants moyens mis en oeuvre.




Cinq toiles de maîtres appartenant aux collections permanentes du Musée d'Art moderne de la Ville de Paris (MAM)

*Pablo Picasso ('Pigeon aux petits pois'), Henri Matisse ('La pastorale'), Georges Braque ('L'olivier près de l'Estaque'), Fernand Léger ('Nature morte, chandeliers') et Amedeo Modigliani ('La femme à l'éventail')
ont été dérobées dans la nuit du 19 au 20 mai 2010 au sein du musée.



Quelques heures après le vol commis au MAM, plusieurs éléments factuels pouvaient être évoqués :

Un dysfonctionnement partiel du système d'alarme volumétrique a été identifié dans une partie des salles du musée. En revanche, le dispositif vidéo était en parfait état de marche et diffusait des images en temps réel au PC de sécurité du lieu où trois agents sont mobilisés chaque nuit.



Pour ce qui est de l'alarme volumétrique, le musée avait constaté ce dysfonctionnement technique le 30 mars dernier et avait alerté le jour même la société prestataire. Celle-ci est intervenue dans les 24 heures mais sa demande de matériel de remplacement, adressée à son fournisseur, n'était toujours pas satisfaite.

Bertrand Delanoë, dans un communiqué de presse publié le 20 mai en fin d'après-midi, s'est exprimé sur le sujet : 'En complément de l'enquête judiciaire qui devra permettre de rechercher les auteurs de ce vol et d'établir ses circonstances précises, j'ai souhaité qu'une enquête administrative soit lancée sans délai. J'ai donc saisi l'Inspection générale de la Ville afin de contribuer à vérifier si d'éventuelles carences techniques ou humaines ont contribué à rendre possible cette effraction.'


Rappelons enfin qu'un plan de mise aux normes de la sécurité (anti-incendie, antiintrusion) de ce Musée a été mis en oeuvre par la Ville, mobilisant un investissement global de 15 millions d'euros et nécessitant sa fermeture de 2004 à 2006.

'Entrer ainsi dans le musée en démontant une vitre, choisir précisément cinq toiles et repartir en déjouant la surveillance des gardiens, les vidéos de surveillance, c'est impressionnant. On a affaire à un niveau de sophistication extrême. Cela ressemble à une opération de grand banditisme, du crime organisé', a déclaré de son côté le 4 juin Christophe Girard, adjoint au maire de Paris chargé de la Culture.

Afin de permettre le bon déroulement de l'enquête, le MAM a été exceptionnellement fermé au public le 20 mai. Il rouvre le 11 juin 2010 avec l'exposition 'Dynasty' organisée parallèlement au Palais de Tokyo.






Par Nicole Salez

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