Zao Wou-Ki à la BNF

Archive 01 août 2008

La Bibliothèque nationale de France rend hommage à Zao Wou-Ki en exposant 120 lithographies, eaux-fortes, peintures à l'huile et aquarelles qui révèlent la pluralité de l'artiste. Exposition jsuqu'au 24 août 2008.


Paysage au croissant de lune


Né en Chine en 1920, Zao Wou-Ki vit et travaille à Paris depuis 1948. L'exposition a sélectionné 120 œ,uvres qui retracent le parcours de l'artiste et révèle les différentes périodes de sa vie. L'œ,uvre de Zao Wou-Ki n'est en rien uniforme. Elle est composite, protéiforme, hétérogène. C'est ce qui rend cet artiste aussi intéressant. Il mêle la tradition chinoise et les influences européennes. Ses oeuvres sont soit poétiques, douces, apaisantes, soit au contraire, nerveuses, fanatiques. Les traits de pinceaux sont comme des coups assénés avec fureur.

La Bibliothèque nationale de France a choisi quatre espaces, quatre styles de peinture pour évoquer la pluralité de l'artiste.
La première période correspond à la phase d'apprentissage. Zao Wou-Ki s'initie à la peinture traditionnelle et découvre Cézanne, Klee, à travers des reproductions.

Arrivé à Paris, en 1948, il se lie avec Soulage, Viera da Silva. Parallèlement à la peinture et au dessin, il apprendra la gravure.
Au début des années 1950, il débute la période figurative marquée par l'influence de Matisse et Picasso. On peut voir dans l'exposition des épreuves rares représentants des portraits, des natures mortes ou des paysages peuplés d'animaux et de couples nus dans un style ténu et poétique.

A partir de 1954, il abandonne toute référence au réel et bascule dans l'abstraction. Comme La Ville engloutie, ce sont des signes inspirés de caractères chinois antiques, d'inscriptions archaïques gravées sur les os divinatoires qui figurent sur les lithographies ou les eaux fortes de Zao Wou-Ki.

La ville engloutie


Les signes deviennent des coulures ou des magmas effervescents dans les années 1960. Les toiles prennent de l'ampleur. Zao Wou-Ki peint sur des tableaux grands formats où la gestuelle peut être plus ample. Il cherche alors à exprimer le mouvement, à faire vibrer la surface, à représenter le bruit.

Dix ans plus tard, il revient aux sources et utilise l'encre de chine. Ses estampes se sont modifiées. Elles sont plus lumineuses, plus transparentes. Et à partir de 1982, Zao Wou-Ki ne grave plus qu'en noir. Il joue de toutes les possibilités du noir, du blanc, des gammes de gris. Il renoue avec la calligraphie de ses débuts.

A voir aussi :
-Les soldats de l'Eternité

-Dans les villes chinoises

-China Gold

A lire :
-Lire sous le soleil de l'empire


Zao Wou-Ki à la BNF
- jusqu'au 24 août
- site François-Mitterrand / Galerie François 1er
- Quai François-Mauriac, 75706 Paris Cedex 13
- 7€ plein tarif, 5€ demi tarif



Par Laure Menanteau

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