Bruxelles devait donner rapidement son feu vert au plan français de soutien aux banques, en principe le 30 novembre ou début décembre. Peine perdue : la Commission conteste le volet soutien financier de 10,5 milliards d’euros que l’État français veut apporter à six banques réputées en bonne santé [1] dans le cadre du plan annoncé le 20 octobre par la ministre de l’Economie, Christine Lagarde. Raison invoquée : ces aides ne sont pas compatibles avec les règles de la concurrence en Europe. L’injection de ces 10,5 milliards d’euros devait notamment permettre d’éviter l’assèchement des crédits en France. Elle s’inscrit dans le cadre du plan de soutien aux banques annoncé le 13 octobre par le gouvernement qui prévoyait notamment une enveloppe de 40 milliards d’euros pour recapitaliser les banques qui en feraient la demande.
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[1] BNP Paribas, Société générale, Crédit Agricole, Caisse d’épargne, Banque populaire, Crédit mutuel