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Akira Kurosawa (1910-1998)

Akira Kurosawa : dessins du CinĂ©aste

Au Petit Palais, du 16 octobre 2008 au 11 janvier 2009

par Nicole Salez, mardi 14 octobre 2008

On connait le talentueux cinĂ©aste Akira Kurosawa, (1910-1998). Mais connait-on ses dessins ? Le Petit Palais rĂ©vĂ©le au public le fabuleux dessinateur que Kurosawa a aussi Ă©tĂ© grâce Ă  une rĂ©trospective inĂ©dite en France. 87 dessins, conçus pour ses derniers films (Kagemusha, Ran, RĂŞves, Madadayo, Umi Wa Miteita) aux crayon, encre, aquarelle, pastel sur papier Ă  dessin ou Ă  lettres.
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Rêves - 1989 Le vieux meunier (Le village des moulins à eau) © Kurosawa Production Inc. Licensed exclusively by HoriPro Inc. - Crayon, aquarelle et pastel sur papier à dessin
Rêves - 1989 Le vieux meunier (Le village des moulins à eau) © Kurosawa Production Inc. Licensed exclusively by HoriPro Inc. - Crayon, aquarelle et pastel sur papier à dessin

Akira Kurosawa, (1910-1998) est universellement connu comme un des cinĂ©astes les plus Ă©minents de la seconde moitiĂ© du XXe siècle. Mais connait-on le dessinateur Akira Kurosawa ? Grâce Ă  une rĂ©trospective inĂ©dite en France, regroupant 87 dessins, conçus pour ses derniers films, le Petit Palais, musĂ©e des Beaux-Arts de la Ville de Paris, souhaite rĂ©vĂ©ler au public le fabuleux dessinateur qu’il a aussi Ă©tĂ©.

Ran - 1985 Hidetora erre dans l'enceinte du château d'Azusa au milieu des ruines © Kurosawa Production Inc. Licensed exclusively by HoriPro Inc. - Crayon, aquarelle, pastel et encre sur papier à dessin
Ran - 1985 Hidetora erre dans l’enceinte du château d’Azusa au milieu des ruines © Kurosawa Production Inc. Licensed exclusively by HoriPro Inc. - Crayon, aquarelle, pastel et encre sur papier à dessin

Cette exposition révèle une facette méconnue du cinéaste, dessinateur exceptionnel, mettant le trait et la couleur au service d’une force émotionnelle rare. Elle permet au visiteur de parcourir la carrière du maître en cheminant parmi ses dessins, sorte de parcours initiatique, thème cher à Kurosawa. Ces dessins ne peuvent se résumer à un travail préparatoire à la réalisation de ses films. Conçus comme des oeuvres autonomes, ils sont accessibles à tous y compris à ceux qui n’auraient pas la chance d’avoir vu ses films. Synthèse originale des cultures orientales et occidentales, par leur force expressionniste, ces dessins reflètent la personnalité de Kurosawa, son enracinement dans le patrimoine japonais comme son admiration pour l’art de Van Gogh, Cézanne, Chagall ou Rouault et la lecture de Shakespeare, Dostoïevski ou Tolstoï.

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Descendant de samouraĂŻs, Kurosawa est nĂ© dans le Japon de l’ère Meiji. C’est indĂ©niablement cette atmosphère particulière, son environnement qui le poussent très tĂ´t Ă  assouvir sa soif pour l’art occidental. Après avoir Ă©tĂ© tentĂ© par une carrière de peintre, il s’oriente vers le cinĂ©ma. Ce n’est qu’en 1978 que Kurosawa recommencera Ă  peindre. Les dessins du film “Kagemusha” (l’ombre du guerrier) l’aideront Ă  trouver les fonds nĂ©cessaires Ă  la rĂ©alisation de son film qui relancera sa carrière en France. Il recevra d’ailleurs la Palme d’or au festival de Cannes et le CĂ©sar du meilleur film Ă©tranger.

Ran - 1985 Kyoami à la fête de nuit © Kurosawa Production Inc. Licensed exclusively by HoriPro Inc. - Crayon, aquarelle et pastel sur papier à dessin
Ran - 1985 Kyoami à la fête de nuit © Kurosawa Production Inc. Licensed exclusively by HoriPro Inc. - Crayon, aquarelle et pastel sur papier à dessin

Le grand cinĂ©aste nous a laissĂ© Ă©galement quelques clefs pour dĂ©crypter les Ă©tapes d’un processus crĂ©atif complexe : « Il y a une multitude de choses auxquelles je pense lorsque je dessine des story-boards. Le cadrage de l’endroit, la psychologie et les Ă©motions des personnages, leurs mouvements, l’angle de camera nĂ©cessitĂ© par la capture de ces mouvements, l’éclairage, le costume et les accessoires […] Si je n’ai pas pensĂ© aux spĂ©cificitĂ©s de toutes ces choses, je ne peux pas dessiner l’image. Ă€ moins qu’il ne soit plus exact de dire que je dessine des story-boards pour penser Ă  ces choses. De la sorte, je cristallise, fertilise et saisis l’image de chaque scène dans un film avant de le voir clairement. Ce n’est qu’à ce moment que je procède vĂ©ritablement au tournage. Cependant, il semble que ce processus ne prenne rĂ©ellement forme dans mon esprit que lorsque j’écris le scĂ©nario car je trouve souvent toutes sortes de dessins au dos de mes brouillons non utilisĂ©s. » Grâce Ă  ces dessins, Kurosawa peut ainsi apparaĂ®tre comme un pont entre l’Extreme-Orient et l’Occident. Dans un entretien, il parle du grand peintre japonais RyĂ»zaburĂ´ Umehara qui fut lui-mĂŞme influencĂ© par les coloris de Renoir, sans renoncer totalement aux traditions nipponnes : « Une fois, Umehara a vu mes dessins et les a trouvĂ©s très intĂ©ressants. Pourquoi ? Parce que lorsque je crĂ©e des dessins pour un film, je ne me situe pas sur un plan artistique. Je souhaite juste qu’ils servent aux acteurs et leur permettent de mieux saisir le sens ou l’ambiance de certaines scènes. »

Les dessins ici rassemblés contiennent la même charge émotionnelle que les films de l’artiste. Le choix savant des coloris, mettant l’accent sur les psychologies ou dramatisant certaines scènes, est sans doute le secret de l’admiration qu’il a réussi à susciter.

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PARCOURS DE L’EXPOSITION

L’accrochage des dessins sur un paravent conçut par le scénographe japonais Hiroshi Naruse de l’atelier Kaba, reprend la chronologie des derniers films de Kurosawa.

Kagemusha - 1980 Enceinte principale du château de Noda © Kurosawa Production Inc. Licensed exclusively by HoriPro Inc. - Crayon, aquarelle et pastel sur papier à lettres
Kagemusha - 1980 Enceinte principale du château de Noda © Kurosawa Production Inc. Licensed exclusively by HoriPro Inc. - Crayon, aquarelle et pastel sur papier à lettres

KAGEMUSHA 1980

Cette première sĂ©rie de 22 dessins a une valeur toute particulière dans la carrière du cinĂ©aste. ConfrontĂ© Ă  des problèmes de financement pour rĂ©aliser Kagemusha, Akira Kurosawa dĂ©cide de dessiner des projets de scènes afin de montrer Ă  d’éventuels producteurs ce qu’il souhaite rĂ©aliser. Il se met alors Ă  peindre et c’est devant ces oeuvres que les cinĂ©astes et producteurs amĂ©ricains Francis Ford Coppola et Georges Lucas tombent sous le charme et dĂ©cident d’aider Kurosawa Ă  rĂ©aliser son projet. Ce film fut un grand succès dans les salles, notamment en France oĂą il reçoit la Palme d’or au Festival de Cannes ainsi que le CĂ©sar du meilleur film Ă©tranger. L’histoire se dĂ©roule dans le Japon de la fin du XVIe siècle, au dĂ©but de l’époque Azuchi Momoyama. Le clan des Takeda, dirigĂ© par Shingen Takeda, est en guerre contre Oda Nobunaga et les Tokugawa. Un condamnĂ© Ă  mort est graciĂ© car il ressemble Ă  Shingen et devient dès lors son Kagemusha (l’ombre du guerrier) qui peut le remplacer dans les circonstances dĂ©licates. Lorsque Shingen meurt suite Ă  une blessure lors du siège du château de Noda, le Kagemusha doit oublier complètement sa propre personne pour devenir de façon permanente le double du puissant seigneur et protĂ©ger le clan Takeda des attaques de ses ennemis.

Kagemusha - 1980 La lune rousse sur l'enceinte sacrificielle du château de Takatenjin © Kurosawa Production Inc. Licensed exclusively by HoriPro Inc. - Crayon, aquarelle, et feutre aquarelle sur papier à lettres
Kagemusha - 1980 La lune rousse sur l’enceinte sacrificielle du château de Takatenjin © Kurosawa Production Inc. Licensed exclusively by HoriPro Inc. - Crayon, aquarelle, et feutre aquarelle sur papier à lettres

Le Kagemusha se prend ainsi d’affection pour le petit-fils de son maître et se lie d’amitié avec toute sa suite. Katsuyori Suwa, fils de Shingen, supporte mal d’être ainsi rabaissé au second, derrière un ancien bandit et les vassaux de son défunt père. Lorsque la supercherie est découverte, Katsuyori livre bataille à Oda Nobunaga et aux Tokugawa à Nagashino. En ne respectant pas les dernières volontés de son père, il conduit le clan Takeda à sa perte. Ce récit est un questionnement sur le sens de la guerre. Il invite le spectateur à réfléchir à d’importants concepts philosophiques tels que la définition de l’identité ou encore l’ambition. À la fin du film, le Kagemusha ne supportant plus d’être l’ombre d’un mort et ne pouvant se résoudre à redevenir l’homme qu’il était autrefois va retrouver son maître au fond des eaux du lac Suwa. Petit Palais, Musée des Beaux Arts de la Ville de Paris- Akira Kurosawa, dessins - 16 octobre 2008 - 11 janvier 2009

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Ran - 1985 Dame Kaede © Kurosawa Production Inc. Licensed exclusively by HoriPro Inc. - Crayon, aquarelle et pastel sur papier à dessin
Ran - 1985 Dame Kaede © Kurosawa Production Inc. Licensed exclusively by HoriPro Inc. - Crayon, aquarelle et pastel sur papier à dessin

RAN 1985

Les 28 dessins présentés sont de Véritables miroirs des tableaux du film, ils soulignent le formidable sens de la dramaturgie du maître qu’était Kurosawa. La savante galerie de portraits qu’il a dessinée nous rappelle l’esthétique des masques du théâtre nô. Les traits des personnages suivent ici les contours de leurs psychologies. Le visage du vieil Hidetora n’est pas sans rappeler les monomaniaques brossés par Géricault dans le futur service de psychopathologie du professeur Charcot à la Salpetrière. Synthèse du film de samouraïs et du Roi Lear de William Shakespeare, Ran (chaos) est une merveille du cinéma. Ce chaos résulte de la combinaison de l’échec de la passation de pouvoir du vieil Hidetora Ichimonji à ses trois fils et de la soif de vengeance de Dame Kaede, belle fille d’Hidetora dont la famille a été assassinée par ce dernier.

Ran - 1985 Tsurumaru se dressant à l'aplomb de l'enceinte des ruines du château d'Azusa à Azusano © Kurosawa Production Inc. Licensed exclusively by HoriPro Inc. - Aquarelle et pastel sur papier à dessin
Ran - 1985 Tsurumaru se dressant à l’aplomb de l’enceinte des ruines du château d’Azusa à Azusano © Kurosawa Production Inc. Licensed exclusively by HoriPro Inc. - Aquarelle et pastel sur papier à dessin

La vision de ses fils qui lui font la guerre, pour finalement s’entretuer en ruinant son domaine, le rend fou. Il perd tout et se retrouve errant, affamé, sur ses propres terres après avoir vu brûler son château natal. Il trouve finalement refuge dans les ruines de celui de la famille sa belle fille Dame Sue, qu’il a lui-même rasé. C’est là qu’il sera harcelé par sa conscience, par le souvenir des horreurs qu’il a commises et même par le pardon de Dame Sue et de son frère Tsurumaru. Les thèmes principaux du film sont la vengeance et la folie. La vindicte de Dame Kaede s’oppose à la compassion de sa belle-soeur Sue. La folie d’Hidetora n’a d’égale que la franchise de Saburo son dernier fils qui est à Ran ce que Cordélia est au Roi Lear. Enfin, ce récit souligne la fragilité de la destiné humaine. Le vieux seigneur qui aurait pu finir ses jours en paix perdra tout y compris de pouvoir exécuter le seppuku, autrement dit, se donner la mort dignement par le suicide rituel lors de la prise du troisième château. Petit Palais, Musée des Beaux Arts de la Ville de Paris- Akira Kurosawa, dessins - 16 octobre 2008 - 11 janvier 2009

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REVES 1989

La sĂ©rie de 23 dessins prĂ©paratoires Ă  ce film est aussi originale que ce projet. On y retrouve de multiples rĂ©fĂ©rences picturales aux peintres tant admirĂ©s par l’artiste tels que Marc Chagall, Georges Rouault et Ă©videmment Vincent Van Gogh. Akira Kurosawa met en image une sĂ©rie de huit courts mĂ©trages de ses propres songes en un film sobrement intitulĂ© RĂŞves. Le premier, Soleil sous la pluie, prĂ©sente Akira Kurosawa Ă  l’âge de cinq ans assistant au mariage de renards dans une forĂŞt. Le Verger aux pĂŞchers nous montre l’apparition de poupĂ©es personnifiant l’âme de pĂŞchers dans un verger. La TempĂŞte de neige relate l’improbable rencontre entre la fĂ©e des neiges et un Kurosawa alpiniste bloquĂ© par le blizzard sur un glacier. Dans Le Tunnel, l’artiste rĂŞve qu’il est le dernier survivant de la troisième section et rencontre ses anciens camarades de combat tombĂ©s au champ d’honneur, Ă  commencer par le soldat Noguchi. Au travers des Corbeaux, il nous offre un vibrant hommage Ă  Van Gogh ce dernier Ă©tant interprĂ©tĂ© par Martin Scorsese. Suivent ensuite trois courts mĂ©trages (Le Mont Fuji en rouge, Les DĂ©mons rugissants et Le Village des moulins Ă  eau) donnant une vision pessimiste du progrès et de ses dangers oĂą l’on peut lire, entre autres, le traumatisme des deux attaques nuclĂ©aires sur le Japon Ă  la fin de la Seconde Guerre mondiale. « Ce sont huit histoires qui racontent des rĂŞves.

Rêves - 1989 Je me tiens devant la toile de Van Gogh « Champ de blé aux corbeaux » (Les corbeaux) © Kurosawa Production Inc. Licensed exclusively by HoriPro Inc. - Crayon, aquarelle, pastel et encre sur papier à dessin
RĂŞves - 1989 Je me tiens devant la toile de Van Gogh « Champ de blĂ© aux corbeaux » (Les corbeaux) © Kurosawa Production Inc. Licensed exclusively by HoriPro Inc. - Crayon, aquarelle, pastel et encre sur papier Ă  dessin

Les Ă©motions assoupies dans nos coeurs, les espoirs secrets que nous tenons bien cachĂ©s en nous, les sombres dĂ©sirs et les craintes que nous recelons dans un recoin de notre âme, se manifestent avec honnĂŞtetĂ© dans nos rĂŞves. Ils traduisent ces sentiments, et les expriment, de façon fantastique, dans une forme très libre. Dans ce film, je veux essayer de relever le dĂ©fi de ces rĂŞves. Certains proviennent de l’enfance, mais il ne s’agit pas d’un film autobiographique, plutĂ´t de quelque chose d’instinctif. »

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MADADAYO 1993

Dans ses dessins, on ressent, grâce au choix subtil des couleurs, l’atmosphère intime et chaleureuse que Kurosawa a souhaité donner à ce film. Madadayo est le dernier film entièrement réalisé par Akira Kurosawa. Inspiré des travaux littéraires et de la vie d’Hyakken Uchida, cette histoire raconte la retraite de ce dernier. Le professeur d’allemand met fin à trente ans de carrière, mais ses anciens élèves continuent de revoir leur maître à chacun de ses anniversaires. Le film débute en 1943, pendant le Seconde Guerre mondiale.

Ran - 1985 Dame Kaede © Kurosawa Production Inc. Licensed exclusively by HoriPro Inc. - Crayon, aquarelle et pastel sur papier à dessin
Ran - 1985 Dame Kaede © Kurosawa Production Inc. Licensed exclusively by HoriPro Inc. - Crayon, aquarelle et pastel sur papier à dessin

Une succession de petites histoires ponctuent le film : la perte du chat d’Hyakken, la destruction de la maison du professeur qui trouve refuge dans une cabane. Mais immuablement, chaque annĂ©e, tout le monde se retrouve autour d’un verre, dans une atmosphère rappelant celle des films de John Ford qu’aimait Kurosawa. Comme dans RĂŞves ou Kagemusha, un monde onirique met en abyme les pensĂ©es des diffĂ©rents protagonistes, selon un procĂ©dĂ© dĂ©crit par Gaston Bachelard. Le titre du film fait rĂ©fĂ©rence Ă  une comptine. Ă€ chaque anniversaire, les Ă©lèves demandent Ă  leur professeur « Maada kai ? » (Es-tu prĂŞt ?) qui rĂ©pond invariablement « Madadayo ! » (Pas encore), leur signifiant ainsi que la mort peut attendre.

UMI WA MITEITA 2002

Umi wa miteita – 2002 Le toit de la maison d'Ashinoya sous un ciel étoilé après l'orage © Kurosawa Production Inc. Licensed exclusively by HoriPro Inc. - Crayon, aquarelle et feutre aqueux sur papier à dessin
Umi wa miteita – 2002 Le toit de la maison d’Ashinoya sous un ciel étoilé après l’orage © Kurosawa Production Inc. Licensed exclusively by HoriPro Inc. - Crayon, aquarelle et feutre aqueux sur papier à dessin

Cette série de dessins est sans doute la dernière que Kurosawa réalise. Ils serviront de guide à Kei Kumai lorsque ce dernier décide de tourner Umi Wa Miteita, 4 ans après la mort de Kurosawa En observant les nombreux dessins réalisés pour ce film, on est frappé par la minutieuse recherche de détails. Ainsi, de la coupe au choix des motifs tissés des soieries de kimonos tout tend vers une quête de raffinement extrême qui exprime la délicate atmosphère de la maison de geishas et de ses habitantes.

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Umi wa miteita – 2002 Intérieur de maison close : Miroirs © Kurosawa Production Inc. Licensed exclusively by HoriPro Inc. - Crayon, aquarelle, pastel et feutre aqueux sur papier à lettres
Umi wa miteita – 2002 IntĂ©rieur de maison close : Miroirs © Kurosawa Production Inc. Licensed exclusively by HoriPro Inc. - Crayon, aquarelle, pastel et feutre aqueux sur papier Ă  lettres

Umi Wa Miteita signifie La Mer regarde. L’histoire se déroule dans l’atmosphère élégante de l’ère Edo, dans un hameau de maison de geishas. La jeune O-Shin tombe facilement amoureuse de ses clients. L’un d’eux, un jeune samouraï, lui laisse entendre qu’il l’épousera un jour, mais il se marie finalement avec une fiancée de son rang, ce qui brise le coeur d’O-Shin. Grâce à l’affection des autres geishas, O-Shin reprend goût à la vie et retombe amoureuse d’un malheureux garçon sans ressources et suicidaire. Elle réussit à le détourner de ses funestes projets. À son tour, ce garçon la sauve lorsque O-Shin manque de mourir au cours de violentes inondations.

Commissaires :

- Gilles Chazal, conservateur gĂ©nĂ©ral, directeur du Petit Palais
- Charles Villeneuve de Janti, Conservateur du dĂ©partement des Arts Graphiques XIXe-XXe siècles

ScĂ©nographie :

- Hiroshi Naruse


Lire aussi : Hommage au cinĂ©aste Akira Kurosawa (1910-1998)


- Petit Palais, MusĂ©e des Beaux-Arts de la Ville de Paris
- Akira Kurosawa, dessins
- 16 octobre 2008 - 11 janvier 2009
- avenue Winston Churchill - 75008 Paris
- Ouvert tous les jours de 10h Ă  18h, sauf les lundis et jours fĂ©riĂ©s - Nocturne les jeudis jusqu’à 20h
- www.petitpalais.paris.fr

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