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Ara Güler : “Lost Istanbul, années 50-60”

par Thomas Martinez, samedi 12 septembre 2009

La Maison européenne de la photographie expose Ara Güler, photographe turc. Ses photographies des années 50 et 60 dévoilent une profonde nostalgie.
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Ara Güler : “Lost Istanbul, années 50-60”
Ara Güler : “Lost Istanbul, années 50-60”
Kumkapı, 1950 © Ara Güler

La réputation d’Ara Güler le précède ; véritable célébrité à Istanbul, il inspire respect et curiosité.

A la fin des années 1940, il termine, selon les voeux de sa famille, ses études d’économie à l’Université d’Istanbul, tout en hésitant entre le théâtre, la peinture et le cinéma. Il commence parallèlement à faire de la photographie, sans imaginer en faire son métier. « Ce qui n’était qu’un jeu gratuit au départ devait me réserver la plus grande satisfaction de ma vie  : la découverte d’un langage, d’un moyen d’expression que l’on a longtemps côtoyé tout en ignorant les richesses et, qui plus est, la certitude de pouvoir s’exprimer par ce moyen. La confiance me revenait avec l’espoir d’avoir trouvé peut être ma voie en dehors des affaires ... » écrit-il dans la revue Camera à Roméo Martinez, en 1962.

En 1948, à vingt ans, Ara Güler collabore, en tant que journaliste, au quotidien Yeni Istanbul, puis au magazine Hayat comme photographe. Au début des années 50, la Turquie, comme le reste de la Méditerranée, entre dans une phase de transition profonde. Ara Güler photographie Istanbul, la Turquie, l’Anatolie, les sites archéologiques, les ruines d’Aphrodisias, les villages... Il appartient à la génération de photographes turcs qui ont joué un rôle capital dans la reconnaissance de leur pays à l’étranger.

Ara Güler : “Lost Istanbul, années 50-60”
Ara Güler : “Lost Istanbul, années 50-60”
Üsküdar, 1957 © Ara Güler

Ses clichés de la ville sont habités par la mélancolie. Aujourd’hui, Ara Güler se voue à transmettre le message de son « Istanbul perdu » à travers les livres et les expositions qu’on ne finit pas de lui consacrer. Depuis l’Ara Café (café installé au rez-de-chaussée de la maison où il a grandi), il regarde, amusé, le monde s’agiter autour de lui, les visiteurs se succéder et sa notoriété prospérer.

Du 9 septembre au 11 octobre
 Maison européenne de la photographie, 5/7 rue de Fourcy, 75004 Paris
 www.mep-fr.org
 Ouvert du mercredi au dimanche, inclus de 11h à 19h45. Fermé lundi, mardi et jours fériés.

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