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L’Autriche, pays de contrastes, fait penser Ă ces belles endormies qui se rĂ©veillent tout en gardant dans leurs yeux quelque chose de l’ordre des rĂŞves. Les adolescents viennois sont encore nombreux Ă apprendre Ă danser la valse tout en passant leur temps dans les boĂ®tes de nuit. Tout Ă fait Ă l’image de cette Autriche des antipodes oĂą coexistent les chalets en bois, les façades polychromes et les architectures au design des plus futuristes.
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Cet entre-deux se manifeste jusque dans les rĂ©gions les plus rurales, comme le Vorarlberg, rĂ©gion montagneuse frontalière de la Suisse. RĂ©gion modeste, moins courue que le Tyrol mais oĂą la politique de dĂ©veloppement est tout Ă fait Ă l’image d’un pays qui s’éveille en se rappelant que son passĂ© fut glorieux. Pas en rĂŞve seulement. Voici une trentaine d’annĂ©es encore, le visiteur pouvait avoir l’impression que l’horloge de l’Histoire s’était dĂ©finitivement arrĂŞtĂ©e au temps des Habsbourg, de l’empereur François-Joseph et de Sissi. Aujourd’hui, on ressent plus nettement que les gĂ©nĂ©rations d’après-guerre ont fini par s’imposer davantage et briser un peu le lien de la cĂ©lèbre mais quelque peu lĂ©nifiante « GemĂĽtlichkeit » (qui peut se traduire par douceur de vivre) viennoise. Sans pour autant entrer dans l’uniformisation.

La rĂ©gion du Vorarlberg dĂ©veloppe ses stations de ski, principales ressources touristiques, entre tradition et modernisme avec, hormis la très huppĂ©e station de Lech oĂą viennent skier les « people », toute une infrastructure d’hĂ´tels, (souvent tenus par des dynasties familiales) de grand confort, Ă prix très abordables. Il y en a pour tous les goĂ»ts. Dans le village de Warth, par exemple, toute la famille Jaeger et Roiderer peaufine la tradition dans son hĂ´tel 4* Wartherhof.
Ici le bois règne en maître. Vous y êtres reçus par du personnel qui, de la patronne à la serveuse, porte fièrement le Dirndl (robe longue traditionnelle brodée très décolletée portée sur des chemisiers à dentelles). Un grand fourneau en céramique, dans les chambres, attend les grands froids pour vous réchauffer. Immenses salles de bains vitrées, peignoirs moelleux et bonheur des couettes douillettes dont l’Autriche a le secret. Une salle de jeux spécifiques est réservée aux enfants. Il y a même, dans chaque chambre, un sac à dos vide à votre disposition pour vos randonnées avec, si possible, un arrêt au chalet d’alpage familial, tout en bois, qui peut abriter, pour une nuit, un couple d’amoureux à l’étage. L’hiver, ce petit chalet familial doit être romantique à souhait avec son grand toit protecteur enneigé, ourlé de guirlandes de glace cristalline. Un Spa très bien équipé vous laisse rêver devant les baies vitrées ouvrant sur la montagne et vous incite à essayer les spécificités régionales : bain de foin, massages à l’huile de marmotte, l’huile de schiste. Très bonne table pour les gourmets et les gourmands. Et, chose appréciable, un buffet sucré et salé est à votre disposition permanente l’après-midi.


Non loin de Warth, autre village, autre station familiale, autre ambiance. Ici, la famille Meyer possédait un hôtel dans le plus pur style traditionnel autrichien. En bataillant ferme mais en douceur, Raimund Maier et son épouse ont réussi à convaincre la génération des parents, qu’ils pourraient, en transformant l’hôtel, attirer une autre clientèle moins séduite par l’aspect rustique habituel que par le design. Raimund Meyer aime souligner que sa région du Vorarlberg est une plaque tournante de design architectural.
Du coup, son hĂ´tel 4*, le Walliserhof est tout Ă fait en harmonie avec cette spĂ©cificitĂ©. Avantage peu commun, il parle un parfait français dans la mesure oĂą lui-mĂŞme, et ses parents avant lui, font partie de l’association fondĂ©e voici 25 ans, « Autriche Pro France ». Une francophilie qui se traduit notamment par la certitude d’avoir toujours Ă bord des Ă©tablissements adhĂ©rents, une personne sachant parler français.
Verre, ardoise, rondins de bois stylisés, couleurs acidulées, aucun doute, le choix des lignes est purement design et réussi*. Un peu surprenant côté créatif, comme ce fil électrique noir qui pend au plafond dans votre belle salle de bain et qui se révèle être –après moult indignation sur le fait qu’on puisse laisser ainsi pendouiller un branchement électrique- un cordon permettant d’éteindre la lumière. Ou encore ces W.C. étonnants sur le pallier contenant deux cuvettes dans le même espace.
Ces gags ne doivent pas masquer l’accueil fort chaleureux qui se manifeste jusque dans la petite Mini Cooper écossaise garée devant l’hôtel et mise gratuitement à disposition des clients qui souhaitent s’évader un peu dans la région ou ce chaudron de soupe assorti de différentes sortes de pain où l’on peut venir tremper sa louche à volonté tous les midis. A partir de 16 h : pâtisseries et en-cas salés. Très fine table également en soirée. Et bien sûr, un Spa où l’on prodigue d’excellents massages dans des cabines laissant toutes apparaître la nature environnante.

Nager, se faire masser, se reposer bien au chaud dans les Spas bien sûr. Mais aussi, partir en randonnée guidée où quelques couples de marmottes vont vous regarder passer avec une belle indifférence. Découvrir de merveilleux chemins forestiers. Aller au célèbre festival de musique classique de Bregenz l’été, assister aux Schubertiades à Schwartzenberg visiter les fromageries, s’essayer au rafting ou au parapente ou du VTT autour du Lac de Constance. Et respirer la simplicité tout en se rappelant combien la nature est belle.

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[1] *les chambres vont de 90 € à 122 € pour une mini-suite l’été, et de 150 € la chambre à 230 € la mini-suite en pleine saison l’hiver. Ces prix incluant un copieux et tardif petit-déjeuner, une collation l’après-midi et le menu du dîner