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Le week-end du 13 fĂ©vrier Ă©tait le moment fort du fameux Carnaval de Dunkerque qui se dĂ©roule jusqu’au samedi 6 mars 2010. La "bande" de Dunkerque a dĂ©filĂ© dans les rues de la ville avec dimanche, en point d’orgue, le cĂ©lĂšbre lancer de harengs du balcon de la mairie ! VĂ©ritable fĂȘte visuelle pour les amateurs de couleurs et de crĂ©ativitĂ©, le Carnaval de Dunkerque, plonge ses racines dans la traditionnelle fĂȘte des pĂȘcheurs dunkerquois qui Ă l’Ă©poque s’embarquaient pour l’Islande, souvent pour de longs mois. MĂȘlant fĂȘte, Ă©motion, convivialitĂ© et caractĂšre bon enfant, c’est l’un des plus grands carnavals de l’Hexagone. A ne pas manquer !
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Les joyeuses bandes de pĂȘcheurs qui constituent le carnaval dunkerquois tirent leur inspiration des fĂȘtes que payaient jadis les armateurs aux pĂȘcheurs s’embarquant pour l’Islande ; parfois pour de longues campagnes... Aujourd’hui, les Dunkerquois font la bande comme une Ă©vidence, comme ils marchent ou respirent et ce quelque soit la tempĂ©rature hivernale. Le Carnaval de Dunkerque ça se prĂ©pare. Pendant des heures, les carnavaleux ont rafistolĂ© leur costume, rĂ©inventĂ© leur maquillage, dĂ©corĂ© leurs fameux "parapluies", jouĂ© avec les couleurs. Chacun apporte son entrain, son imagination Ă la folle ambiance et se sent dĂ©positaire de l’Ăąme dunkerquoise : c’est ainsi que le masquelour [1] avance fiĂšrement, la poitrine bombĂ©e, la tĂȘte droite, le parapluie brandi bien haut. Le sentiment d’appartenance Ă une histoire, Ă une terre et Ă une population est trĂšs fort et culmine lorsque les Dunkerquois offrent, Ă genoux, un vibrant hommage Ă Jean Bart, hĂ©ros de la citĂ©. Le carnaval possĂšde ses temps forts et ses grands personnages mais chacun vit la fĂȘte Ă sa façon dans les chahuts, dans les chapelles, dans la rue, au balcon, au kursaal...

Pour participer Ă cette fĂȘte unique du Carnaval de Dunkerque, lâOffice de Tourisme de Dunkerque Dunes de Flandre propose des week-ends « ClĂ©s en main » selon vos souhaits pour vivre au coeur du carnaval. Ce week-end comprend la nuit et le petit-dĂ©jeuner (base dâune chambre double), le repas du samedi soir (boisson comprise), lâentrĂ©e au bal, le repas du dimanche midi (boisson comprise) les frais de gestion et les taxes de sĂ©jour. Pour plus dâinformation , contactez lâOffice de Tourisme au 03 28 26 27 83 (89)
Et pour mieux rentrer dans le Carnaval de Dunkerque voici des extraits de son lexique :
ABCD : Association des Bals de Carnaval Dunkerquois qui regroupe onze associations philanthropiques : AcharnĂ©s, Corsaires, P’tits Louis, Snustreraers, Kakernesches, Quat’Z’Arts, Chevaliers du XXe siĂšcle, Jeune France, Sporting d’Aviron, HBM de Malo et Pompiers de Malo.
Avant-bande - aprĂ©s-bande : Jamais lassĂ©s de faire la fĂȘte, les Dunkerquois ont inventĂ© (avant les afters) l’avant et l’aprĂ©s-bande. DĂ©s le matin, les carnavaleux, dĂ©filent, allant de chapelles en cafĂ©s. AprĂšs, la bande, le parcours est le mĂȘme jusqu’au bal.
Bals : OrganisĂ©s par l’associations de l’ABCD, ils rassemblent, au kursaal, plusieurs milliers de personnes qui chahutent, toute la nuit aux rythmes des accords de l’orchestre.
Bande : Il ne s’agit pas d’un groupe de carnavaleux mais du dĂ©filĂ© lui-mĂȘme. Lors des bandes, des milliers de personnes dĂ©guisĂ©es envahissent les rues, suivent la musique et chahutent ensemble.
Beste Klet’che (ou clet’che) : Plus beau costume.
Berguenaere ou Berguenard : Habitant de Bergues et parapluie. Les masquelours arboraient de grands parapluies pour singer les "campagnards" qui assistaient Ă la bande en spectateurs munis de cet ustensile. Le berguenaere est ainsi devenu, par extension, le nom des parapluies.
Bet’che : Petit morceau.
Beurt’che : Petit tour avec une fille et, par extension, petit tour dans la bande.
Bonneamie : C’est le synonyme de fiancĂ©e.
Cahute : chez soi, maison.
Cakewalk : danse du début du siÚcle.
Capre : Corsaire. Le plus célÚbre est Jean Bart, le héros de la ville. Ce spécialiste de la guerre de course, a multiplié les combats héroïques pour le compte du Roi. Lors de la bataille du Texel, il capture une centaine de navires chargés de blé, sauvant la France de la famine. Jean Bart est alors anobli par Louis XIV. Il est mort dans son lit en 1702. Les Dunkerquois, chapeau sur le coeur, à genoux face à sa statue, chantent sa Cantate à la fin de la bande.
Chahut : Aussi appelĂ© "P’tit tas" ou "Tiens-bon-d’sus", il constitue le moment le plus physique du carnaval. Les cuivres entament une chanson entraĂźnante. Les premiĂšres lignes se bloquent et retiennent les milliers de carnavaleux qui poussent et sautent. GrĂące au savoir-faire des masquelours, il n’y a pratiquement jamais d’incident.
Chapelle : Lieu mythique du carnaval qui n’a rien de religieux. Maisons dans lesquelles des Dunkerquois invitent les carnavaleux Ă se restaurer. BiĂšre, rosĂ©, soupe Ă l’oignon, convivialitĂ© et musique sont au menu. Certains masquelours s’y sentent si bien qu’ils ne voient jamais la bande. Le jeu est aussi de se faire inviter dans des chapelles oĂč l’on ne connaĂźt personne.
Clet’che ou Klet’che : Costume, dĂ©guisement. Il constitue l’identitĂ© carnavalesque. A l’origine, le clet’che Ă©tait constituĂ© de tissus de rĂ©cupĂ©ration et mĂȘme, de sacs Ă patates. Aujourd’hui, plus sophistiquĂ© et plus colorĂ©, il conserve 2 qualitĂ©s : l’esprit de dĂ©rision et la soliditĂ©. Chaque masquelour est fier de son costume et le conserve le plus longtemps possible.
Clique : Musique de la visschersbende.
Co-Pinard : Ancien tambour-major de la bande et figure dunkerquoise. Au carnaval, il est chargé de faire avancer la musique.
Co-Schlock : Actuel tambour-major de la bande des pécheurs ; il succéda à Co-Pinard.
Figueman : Personnage de la bande des pĂȘcheurs tenant une figue au bout d’un fil et pratiquant l’intrigue.
Intrigue : Certains carnavaleux se travestissent jusqu’Ă se rendre mĂ©connaissables et taquinent les spectateurs en dĂ©guisant leur voix. Le jeu est "d’asticoter" un ami ou parent le plus longtemps possible sans se faire reconnaĂźtre.
Jet d’z’harengs : Le maire jette aux carnavaleux des milliers de harengs fumĂ©s (klippers) depuis le balcon de l’hĂŽtel de ville. A Dunkerque, une foule immense se presse place Charles Valentin.
Klippers : Hareng fumé entier.
Klokespel : Carillon.
Kursaal : Palais des CongrĂšs de Dunkerque qui accueille les bals de l’ABCD.
Masquelour : Carnavaleux qui fait la bande
Mercredi des Cendres : Lendemain du mardi gras, repos du carnavaleux aprĂšs trois jours de fĂȘte. C’est aussi le jour du carnaval des enfants.
Matante/Mononcle : Expression familiĂšre qui, au carnaval, remplace le "Monsieur, Madame" : "qu’est-c’ça dit mononcle ?"
Musique : Aux premiers accords, le carnavaleux est dans l’ambiance. La musique est composĂ©e de fifres de tambours et de cuivres. Les chansons sont souvent grivoises. Les musiciens sont habillĂ©s de cirĂ©s jaunes et de bĂątches rayĂ©s (mariniĂšres).
NĂ©cheprout’ : DemeurĂ©, simple d’esprit.
Pinte : Demi de biĂšre.
PremiĂšres lignes : ConstituĂ©es des gros bras du carnaval reconnus par leurs pairs, elles ont pour fonction de retenir la poussĂ©e lors des chahuts. Les premiĂšres lignes sont aussi le nom que l’on donne aux carnavaleux expĂ©rimentĂ©s qui retiennent la bande.
Qu’est c’ça dit ? : Comment ça va. Dans la bande beaucoup de temps est consacrĂ© Ă se saluer par de chaleureux : "Ben qu’est c’ça dit, matante ?
Reuze Papa : Dans la plus pure tradition du Nord, le reuze est le géant de la ville de Dunkerque. Ce guerrier protecteur est accompagné de ses sept gardes, de ses enfants et de sa femme, la Reuzine.
Rigodon : Moment intense Ă la fin de la bande. Sur la place principale de la ville, a lieu un chahut ininterrompu d’une heure autour d’un kiosque. La compression et la chaleur sont telles que de la vapeur se dĂ©gage de la mĂȘlĂ©e. Le rigodon se termine par la Cantate Ă Jean Bart.
Tambour-Major : En costume de soldat d’empire, le tambour-major dirige la musique. Chaque bande a le sien. CĂŽ pinard fut le plus cĂ©lĂšbre d’entre eux. Il a menĂ© la bande pendant plus de 20 ans. Un hymne a Ă©tĂ© composĂ© en hommage Ă sa mĂ©moire.
Trois joyeuses : Lors de la semaine du Mardi Gras, beaucoup de carnavaleux posent congés et enchaßnent, un bal le samedi soir, la bande de Dunkerque le dimanche, le Bal des Acharnés, le dimanche soir, la bande de la Citadelle le lundi et la bande de Rosendaël le mardi. Repos le Mercredi des Cendres.
Wamme : Flétan fumé salé et séché.

[1] Voir lexique