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Exposition "PrĂ©liminaires" Confession d’Arik LevyJusqu’au 12 fĂ©vrier par Franck Moineau, lundi 8 février 2010 Avec ses installations, Arik Levy se confesse, se met Ă nu et nous invite
à en faire autant. Il part du constat que la majorité des couples parisiens
finissent par divorcer et que la vie commune est extrĂŞmement fragile.
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C’est avant tout un problème de communication qui est responsable des divorces, de la fragilité des liens. Les non-dits et les tabous rongent l’harmonie du couple. Les confessions permettent de rétablir la confiance. C’est toute l’ambition de son projet.
MĂ» par un « muscle incontrĂ´lĂ© », Arik Levy surfe sur un tsunami d’idĂ©es qui emmène tous les prĂ©jugĂ©s sur son passage. Il nous offre un nouveau regard sur notre environnement et sur les problĂ©matiques de l’intimitĂ© ; en cherchant ainsi, sans garde-fou aucun, il nous met en question, il nous pose le problème de notre vĂ©ritĂ©.
Cet objet en deux parties, sorte de confessionnal domestique contemporain, est sans doute la pièce maîtresse de ces installations. En empruntant à l’Église Catholique un de ses meilleurs outils de communication,
Arik levy ne compte nullement ĂŞtre sacrilège. Toutes les religions ont Ă©tĂ© créées pour rĂ©gler les rapports sociaux. « Confession » n’est ni religieux ni anti-religieux. Il faut le considĂ©rer simplement comme un objet du code social. VoilĂ , il faut jouer avec les codes sociaux. Et, en effet, Arik nous offre un confessionnal entièrement revisitĂ© pour s’adapter aux besoins domestiques modernes. Il retravaille les proportions afin de crĂ©er un objet d’une Ă©chelle supĂ©rieure Ă celle des assises traditionnelles.
Dérision, sentiment de protection ou humilité, l’effet produit change selon les circonstances. Le confessionnal, du reste, est parfaitement modulable et offre des possibilités d’interaction infinies en jouant sur l’orientation et l’éloignement des deux parties.

Designer, technicien, artiste, photographe, réalisateur, les talents d’Arik sont multi-disciplinaires et son travail peut être vu dans les plus prestigieuses galeries et musées à travers le monde.
NĂ© en 1963 en Israel, Arik part pour l’Europe Ă l’âge de vingt-cinq ans après un dĂ©but de carrière atypique en tant que surfeur et graphiste. Il Ă©tudie au Centre EuropĂ©en d’Art en Suisse oĂą il obtient une distinction en design industriel. En 1991 il remporte la compĂ©tition Seiko Epson Inc. qui marquera la conscience internationale en tant que designer « pensant ».
Lire aussi dans le cadre de l’exposition "PrĂ©liminaires"
— The Power of Love de Mathieu Lehanneur
— Belly Love - Design Florence Jaffrain
— Aequorea de Matali Crasset