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En hommage au 20ème anniversaire de la disparition de Salvador DalĂ, jusqu’au 20 janvier 2010, l’Espace Dali se transforme en Ă©crin et abrite la collection de bijoux et d’objets en or conçus par Salvador DalĂ dans les annĂ©es 1960. De somptueuses pièces illuminent la plus grande exposition d’Ĺ“uvres du gĂ©nie surrĂ©aliste en France.
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En frappant ses propres Dalà d’Or® l’artiste a voulu restituer la splendeur et l’extravagance des fastes de Louis XIV. Chaque pièce est à son effigie ou celle de sa muse éternelle Gala. A l’instar du Roi Soleil dont le royal profil ornait les Louis d’Or, le divin Dali décida de battre monnaie.
L’Espace Dalà présente aussi et pour la première fois en France une collection de petites sculptures en or magnifiées de pierres précieuses, diamants, rubis, émeraudes et saphirs, créées en hommage à l’artiste.
Le Pendentif dalinien, la Tortue Porte-Dali-Bonheur, la Montre Molle, l’Eléphant de Triomphe, la Vénus Spatiale sont ainsi quelques uns des joyaux daliniens que vous aurez le privilège de découvrir lors de l’exposition Dalà d’Or® & Bijoux de Gala.


Nul ne peut mettre en doute l’estime gĂ©nĂ©rale accordĂ©e Ă DalĂ : demandez Ă l’homme de la rue de vous indiquer un artiste moderne, et vous pouvez ĂŞtre sĂ»r qu’il citera son nom. Mais tout le monde ne le connaĂ®t pas de la mĂŞme façon : apprĂ©ciĂ© comme « showman » et comme un des plus grands artistes de ce siècle, DalĂ sera louĂ© pour son habilitĂ© technique par ceux qui connaissent ses Ĺ“uvres les plus populaires et apprĂ©cient son imagination luxuriante. Tous semblent connaĂ®tre les montres molles apparaissant dans ses peintures mĂŞme si, souvent, le titre la Persistence de la mĂ©moire, leur Ă©chappe - A. Fiel DalĂ Sculpture Collection 2005.
La jeunesse de DalĂ : 1904-1915
Salvador Felipe Jacinto Dalà y Doménech naît le 11 mai 1904 à Figueras, au nord de la Catalogne. La région de son enfance aura toujours une place privilégiée dans son œuvre comme dans sa vie. Très tôt, il manifeste une attirance pour l’art figuratif et la peinture révélant déjà sa personnalité originale et inspirée. Il suit des cours particuliers de dessin.
Un être marqué par son enfance
Ses parents avaient perdu leur premier garçon Ă©galement prĂ©nommĂ© Salvador. L’amour surprotecteur dont ils gratifièrent leur deuxième enfant a encouragĂ© le dĂ©veloppement d’un tempĂ©rament instable et Ă©goĂŻste. Ses parents ne se sont jamais remis de la mort de leur premier fils, c’Ă©tait un gĂ©nie confiait la mère Ă son fils. Le jeune Salvador est d’ailleurs profondĂ©ment troublĂ© en apercevant son nom sur la sĂ©pulture. "Toutes mes excentricitĂ©s, toutes mes incohĂ©rences sont la constante tragique de ma vie [.] Je veux prouver que je ne suis pas le frère mort, mais le vivant", Ă©crira-t-il.
Les études : 1921-1927
Alors qu’à Paris le dadaïsme est à son apogée, Dalà est admis à l’Institut San Fernando, l’École des beaux-arts de Madrid. Il y perfectionne sa connaissance de la sculpture, du dessin et de la peinture. Contestant violemment la capacité de ses professeurs, Dalà est expulsé des Beaux-Arts de Madrid. Il en sera exclu en 1922 pour incitation à la rébellion des élèves de l’école. C’est à cette époque qu’il rencontre Lorca et Buñuel, tandis qu’au cours de son premier voyage en 1926 à Paris il fera la connaissance de Picasso.
Le mouvement surréaliste : 1928-1937
Ă€ Paris, DalĂ fait la connaissance de Breton, Eluard, Magritte et Ernst. Il rejoint officiellement le groupe surrĂ©aliste. Durant l’étĂ© 1929, le poète Paul Eluard et sa femme Elena (Gala) rendent visite au peintre dans sa maison de CadaquĂ©s. C’est le coup de foudre entre DalĂ et cette femme. Elle sera sa « muse surrĂ©aliste », l’inspiratrice de sa vie et de son Ĺ“uvre. DalĂ expose Ă Paris pour la première fois (11 toiles).
1939-1945
Pendant la Seconde Guerre mondiale, DalĂ et Gala s’installent aux Etats-Unis. Ils y resteront jusqu’en 1948. Ces annĂ©es ont Ă©tĂ© très importantes pour lui. Le musĂ©e d’Art moderne de New York a donnĂ© Ă DalĂ sa première exposition rĂ©trospective en 1941. En 1942, DalĂ publie son autobiographie : la Vie secrète.
Extension de l’œuvre dalinienne : 1961-1970
Dalà est toujours plus prolifique : il écrit et illustre des livres, conçoit décors et costumes pour des opéras, tourne des films, élabore de nouvelles théories, sculpte, dessine, crée des bijoux et des meubles, mélange techniques artistiques, son génie n’a pas de limites dans l’art.
La fin d’un grand artiste : 1974-1989
En 1974, DalĂ inaugure le Teatro Museo DalĂ Ă Figueras en Espagne. Cet Ă©vĂ©nement a Ă©tĂ© suivi de rĂ©trospectives Ă Paris et Ă Londres jusqu’Ă la fin de la dĂ©cennie. Après la mort de son Ă©pouse, Gala, en 1982, la santĂ© de DalĂ commence alors Ă dĂ©cliner. Ă€ la suite de l’incendie de sa maison en 1984, il fut brĂ»lĂ© et, dès lors, son Ă©tat de santĂ© se dĂ©tĂ©riore. Deux ans après, on lui implante un stimulateur cardiaque. Dans cette partie de sa vie, DalĂ s’est retirĂ© d’abord Ă Pubol et plus tard dans ses appartements près du Teatro Museo. Il meurt le 23 janvier 1989.