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Dans le cadre de la semaine de l’EÌgaliteÌ, l’association Arborus et le Conseil GeÌneÌral d’Ile de France ont organisĂ© un colloque sur le thĂšme "Comment mesurer l’Ă©galitĂ© entre les femmes et les hommes dans l’entreprise", le 16 mai 2011, avec le soutien du FSE (Fonds social europĂ©en). L’occasion de revenir sur le diagnostic Ă©tabli par ce dernier sur l’Ă©galitĂ© professionnelle entre les femmes et les hommes.
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Le colloque sur le theÌme « comment mesurer lâeÌgaliteÌ entre les femmes et les hommes dans lâentreprise » s’est tenu le 16 mai au Conseil GeÌneÌral dâIle de France de 14h aÌ 16h
Les travaux qui ont Ă©tĂ© preÌsenteÌs ont eÌteÌ financeÌs par le FSE (Fonds social europĂ©en) [1] dans le cadre du projet « des Femmes, des Hommes, des Entreprises, en Ile de France ».
Le Fonds social europeÌen (FSE), dans son appel aÌ projets national « Agir pour lâeÌgaliteÌ professionnelle entre les femmes et les hommes avec le FSE » (8 mars 2011 - 16 mai 2011) Ă©tablit un diagnostic de lâĂ©galitĂ© professionnelle entre les femmes et les hommes. Un Ă©tat des lieux qu’il est toujours bon de rappeler.
La geÌneÌralisation de lâactiviteÌ des femmes constitue lâune des eÌvolutions majeures de la socieÌteÌ française de ces quarante dernieÌres anneÌes, observe le FSE. Elles repreÌsentent deÌsormais plus de 47% de la population active. Câest entre 25 et 49 ans, peÌriode ouÌ les charges familiales sont les plus lourdes, que le taux dâactiviteÌ des femmes a le plus augmenteÌ (84% en 2008). Ainsi, le modeÌle français conjugue un fort taux dâactiviteÌ feÌminine et un taux de feÌconditeÌ le plus eÌleveÌ de lâUnion europeÌenne. Cette feÌminisation croissante du marcheÌ du travail reÌsulte, notamment, du spectaculaire essor de la reÌussite scolaire des filles, de la monteÌe du salariat et du deÌveloppement du secteur tertiaire.
Ce constat doit cependant eÌtre nuanceÌ au regard des taux de choÌmage, de sous emploi et dâinactiviteÌ plus eÌleveÌs chez les femmes, qui sont en correÌlation avec la persistance des steÌreÌotypes portant sur les roÌles des femmes et des hommes et sur les meÌtiers.
Ces steÌreÌotypes contribuent :
au maintien dâune reÌpartition ineÌgale des taÌches domestiques et familiales, avec pour conseÌquence, une articulation des temps de vie plus difficile pour les femmes,
aÌ lâorientation des jeunes dans des filieÌres de formation qui restent fortement sexueÌes,
aÌ une moindre reconnaissance et valorisation des emplois majoritairement feÌminins,
aÌ des freins dans les deÌroulements de carrieÌres des femmes.
L’eÌgaliteÌ professionnelle et salariale est encore loin d’eÌtre reÌaliseÌe, quelques chiffres lâillustrent :
Les femmes et les hommes nâoccupent pas les meÌmes emplois, plus de la moitieÌ des emplois feÌminins restent concentreÌs dans 12 familles professionnelles (aides aux personnes, secreÌtariat, santeÌ, etc.) alors que les 12 premieÌres familles professionnelles occupeÌes par les hommes regroupent seulement 36% de leurs emplois.
Majoritairement employeÌes, les femmes sont surrepreÌsenteÌes (60%) parmi les emplois non qualifieÌs. Deux fois plus souvent au SMIC que les hommes, elles constituent les deux tiers des salarieÌs aÌ bas salaires et 82% des salarieÌs aÌ temps partiel.
AcceÌs aÌ la formation professionnelle ou continue
Les femmes salarieÌes du secteur priveÌ acceÌdent un peu moins aÌ la formation continue que les hommes (39% contre 41% en 2006). Cette proximiteÌ masque des ineÌgaliteÌs dâacceÌs plus sensibles selon les cateÌgories professionnelles :
parmi les cadres, 5 points de moins au deÌtriment des femmes,
parmi les employeÌs, 8 points,
parmi les ouvriers, 9 points.
Les professions intermeÌdiaires constituent la seule cateÌgorie ouÌ les femmes se forment plus que les hommes car elles y occupent des fonctions plus souvent tertiaires, ouÌ les taux dâacceÌs aÌ la formation sont parmi les plus eÌleveÌs.
AcceÌs aux postes aÌ responsabiliteÌ
Bien que les femmes repreÌsentent 17,2% des dirigeants salarieÌs, plus de 42% des cadres administratifs et commerciaux des entreprises et preÌs de 20% des ingeÌnieurs et cadres techniques dâentreprise, elles ne sont que 10,5% aÌ sieÌger dans les conseils dâadministration des socieÌteÌs du CAC 40.
Ecarts de reÌmuneÌration
Les eÌcarts de reÌmuneÌration entre les femmes et les hommes stagnent depuis les anneÌes 90. En 2006, dans les entreprises de 10 salarieÌs ou plus, du secteur concurrentiel, tous temps de travail confondus, la reÌmuneÌration annuelle brute moyenne des femmes est infeÌrieure de 27% aÌ celles des hommes. LâeÌcart est de 16 % quand on se reÌfeÌre au salaire horaire brut total. RefleÌtant pour partie la reÌpartition diffeÌrencieÌe des hommes et des femmes dans lâemploi, lâeÌcart salarial est plus eÌleveÌ parmi les salarieÌs les plus aÌgeÌs et parmi les plus diploÌmeÌs. Il est eÌgalement marqueÌ parmi les cadres et les ouvriers.
Les diffeÌrences de caracteÌristiques individuelles (niveau de diploÌme, ancienneteÌ dans lâentreprise, type de contrat de travail, secteur dâactiviteÌ) nâexpliquent quâun peu plus dâun tiers de cet eÌcart.
Conciliation des temps de vie
Le taux dâactiviteÌ des femmes diminue en fonction du nombre dâenfants.
Exemple : pour un couple qui a 2 enfants dont au moins 1 de moins de 3 ans, le taux dâactiviteÌ est de : 64,30 %, pour la femme, 97,40% pour l’homme.
3â4 des employeurs se deÌclarent cependant volontaires pour aider aÌ une meilleure conciliation des temps de vie.
Le Fonds social europĂ©en soutient des projets pour lâemploi. Créé en 1957 par le traitĂ© de Rome, le Fonds social europĂ©en est le principal levier financier de lâUnion europĂ©enne pour la promotion de lâemploi. Il soutient la mise en Ćuvre de la StratĂ©gie EuropĂ©enne pour lâEmploi (SEE). Avec le FEDER (Fonds europĂ©en de dĂ©veloppement rĂ©gional) et le Fonds de cohĂ©sion, le Fonds social europĂ©en est lâun des trois Fonds structurels de lâUnion europĂ©enne dont la mission consiste Ă rĂ©duire les Ă©carts de dĂ©veloppement et Ă renforcer la cohĂ©sion Ă©conomique et sociale entre pays et rĂ©gions de lâUnion europĂ©enne.
Le FSE reprĂ©sente prĂšs de 10% du budget total de lâUnion EuropĂ©enne avec un investissement de plus de 10 milliards dâeuros par an dans lâensemble des Etats Membres. Pour la pĂ©riode 2007-2013, la contribution du FSE reprĂ©sente plus de 75 milliards dâeuros dans la crĂ©ation et lâamĂ©lioration des emplois.
[1] Voir ci-dessous pour plus de détails