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Entreprises et dirigeantes

Entreprise - Egalité Femmes Hommes

par Nicole Salez, mardi 17 mai 2011

Dans le cadre de la semaine de l’Égalité, l’association Arborus et le Conseil Général d’Ile de France ont organisĂ© un colloque sur le thĂšme "Comment mesurer l’Ă©galitĂ© entre les femmes et les hommes dans l’entreprise", le 16 mai 2011, avec le soutien du FSE (Fonds social europĂ©en). L’occasion de revenir sur le diagnostic Ă©tabli par ce dernier sur l’Ă©galitĂ© professionnelle entre les femmes et les hommes.
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Le colloque sur le thème « comment mesurer l’égalité entre les femmes et les hommes dans l’entreprise » s’est tenu le 16 mai au Conseil Général d’Ile de France de 14h à 16h

Les travaux qui ont Ă©tĂ© présentés ont été financés par le FSE (Fonds social europĂ©en) [1] dans le cadre du projet « des Femmes, des Hommes, des Entreprises, en Ile de France ».

Quel diagnostic de l’égalitĂ© professionnelle entre les femmes et les hommes ?

Le Fonds social européen (FSE), dans son appel à projets national « Agir pour l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes avec le FSE » (8 mars 2011 - 16 mai 2011) Ă©tablit un diagnostic de l’égalitĂ© professionnelle entre les femmes et les hommes. Un Ă©tat des lieux qu’il est toujours bon de rappeler.

La généralisation de l’activité des femmes constitue l’une des évolutions majeures de la société française de ces quarante dernières années, observe le FSE. Elles représentent désormais plus de 47% de la population active. C’est entre 25 et 49 ans, période où les charges familiales sont les plus lourdes, que le taux d’activité des femmes a le plus augmenté (84% en 2008). Ainsi, le modèle français conjugue un fort taux d’activité féminine et un taux de fécondité le plus élevé de l’Union européenne. Cette féminisation croissante du marché du travail résulte, notamment, du spectaculaire essor de la réussite scolaire des filles, de la montée du salariat et du développement du secteur tertiaire.

Ce constat doit cependant être nuancé au regard des taux de chômage, de sous emploi et d’inactivité plus élevés chez les femmes, qui sont en corrélation avec la persistance des stéréotypes portant sur les rôles des femmes et des hommes et sur les métiers.

Ces stéréotypes contribuent :
- au maintien d’une répartition inégale des tâches domestiques et familiales, avec pour conséquence, une articulation des temps de vie plus difficile pour les femmes,
- à l’orientation des jeunes dans des filières de formation qui restent fortement sexuées,
- à une moindre reconnaissance et valorisation des emplois majoritairement féminins,
- à des freins dans les déroulements de carrières des femmes.

L’égalité professionnelle et salariale est encore loin d’être réalisée, quelques chiffres l’illustrent :

Les femmes et les hommes n’occupent pas les mêmes emplois, plus de la moitié des emplois féminins restent concentrés dans 12 familles professionnelles (aides aux personnes, secrétariat, santé, etc.) alors que les 12 premières familles professionnelles occupées par les hommes regroupent seulement 36% de leurs emplois.

Majoritairement employées, les femmes sont surreprésentées (60%) parmi les emplois non qualifiés. Deux fois plus souvent au SMIC que les hommes, elles constituent les deux tiers des salariés à bas salaires et 82% des salariés à temps partiel.

Accès à la formation professionnelle ou continue

Les femmes salariées du secteur privé accèdent un peu moins à la formation continue que les hommes (39% contre 41% en 2006). Cette proximité masque des inégalités d’accès plus sensibles selon les catégories professionnelles :
- parmi les cadres, 5 points de moins au détriment des femmes,
- parmi les employés, 8 points,
- parmi les ouvriers, 9 points.

Les professions intermédiaires constituent la seule catégorie où les femmes se forment plus que les hommes car elles y occupent des fonctions plus souvent tertiaires, où les taux d’accès à la formation sont parmi les plus élevés.

Accès aux postes à responsabilité

Bien que les femmes représentent 17,2% des dirigeants salariés, plus de 42% des cadres administratifs et commerciaux des entreprises et près de 20% des ingénieurs et cadres techniques d’entreprise, elles ne sont que 10,5% à siéger dans les conseils d’administration des sociétés du CAC 40.

Ecarts de rémunération

Les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes stagnent depuis les années 90. En 2006, dans les entreprises de 10 salariés ou plus, du secteur concurrentiel, tous temps de travail confondus, la rémunération annuelle brute moyenne des femmes est inférieure de 27% à celles des hommes. L’écart est de 16 % quand on se réfère au salaire horaire brut total. Reflétant pour partie la répartition différenciée des hommes et des femmes dans l’emploi, l’écart salarial est plus élevé parmi les salariés les plus âgés et parmi les plus diplômés. Il est également marqué parmi les cadres et les ouvriers.

Les différences de caractéristiques individuelles (niveau de diplôme, ancienneté dans l’entreprise, type de contrat de travail, secteur d’activité) n’expliquent qu’un peu plus d’un tiers de cet écart.

Conciliation des temps de vie

Le taux d’activité des femmes diminue en fonction du nombre d’enfants.

Exemple : pour un couple qui a 2 enfants dont au moins 1 de moins de 3 ans, le taux d’activité est de : 64,30 %, pour la femme, 97,40% pour l’homme.

3⁄4 des employeurs se déclarent cependant volontaires pour aider à une meilleure conciliation des temps de vie.

A propos du FSE

Le Fonds social europĂ©en soutient des projets pour l’emploi. Créé en 1957 par le traitĂ© de Rome, le Fonds social europĂ©en est le principal levier financier de l’Union europĂ©enne pour la promotion de l’emploi. Il soutient la mise en Ɠuvre de la StratĂ©gie EuropĂ©enne pour l’Emploi (SEE). Avec le FEDER (Fonds europĂ©en de dĂ©veloppement rĂ©gional) et le Fonds de cohĂ©sion, le Fonds social europĂ©en est l’un des trois Fonds structurels de l’Union europĂ©enne dont la mission consiste Ă  rĂ©duire les Ă©carts de dĂ©veloppement et Ă  renforcer la cohĂ©sion Ă©conomique et sociale entre pays et rĂ©gions de l’Union europĂ©enne.

Le FSE reprĂ©sente prĂšs de 10% du budget total de l’Union EuropĂ©enne avec un investissement de plus de 10 milliards d’euros par an dans l’ensemble des Etats Membres. Pour la pĂ©riode 2007-2013, la contribution du FSE reprĂ©sente plus de 75 milliards d’euros dans la crĂ©ation et l’amĂ©lioration des emplois.

Notes

[1] Voir ci-dessous pour plus de détails


- Colloque « comment mesurer l’égalité entre les femmes et les hommes dans l’entreprise »
- 16 mai 2011, de 14h à 16h
- Conseil rĂ©gional Ile de France, 33 rue Barbet de Jouy 75007 Paris

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