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Europe : remember...

par Nicole Salez, mardi 1er juillet 2008

Il est bon parfois de se souvenir, surtout quand il s’agit d’avenir. Et de l’avenir de près de 500 millions de personnes. Voici un petit récap de "l’Union Européenne du Traité du charbon et de l’acier (1952) à nos jours", figurant dans "La clause de l’Européenne la plus favorisée", ouvrage publié en mai 2008, avant le "non" irlandais au Traité de Lisbonne et les dernières évolutions concernant l’Union Européenne.
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Historique de l’Union européenne

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, nombre de dirigeants européens, persuadés que la juxtaposition de nations européennes indépendantes était source de conflits, décident de construire l’Europe économique. Les « pères » fondateurs de l’Europe, dont Robert Schuman et Jean Monnet, tentent alors de réaliser les « Ã‰tats-Unis d’Europe ». L’Europe politique s’est ainsi construite par débordements progressifs et trace une Histoire de plus de 50 ans. Les textes instituant la Communauté européenne, puis l’Union européenne, ont confié aux organismes européens toujours plus d’attributions et de pouvoirs relevant de la souveraineté nationale.

La Communauté européenne du charbonet de l’acier (CECA)-1951

Le Traité instituant la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) est signé le 18 avril 1951 et entre en vigueur en 1952. Il vise au rapprochement des vainqueurs et des vaincus de la Seconde Guerre mondiale. Les six pays fondateurs (France, République fédérale d’Allemagne, Belgique, Luxembourg, Pays- Bas et Italie) s’entendent pour favoriser les échanges de matières premières nécessaires à la sidérurgie pour accélérer la dynamique économique après la guerre.

Communauté économique européenne et Communauté européenne de l’énergie atomique (CEE et CEEA)-1957

Établies par le Traité de Rome le 25 mars 1957, elles entrent en vigueur en 1958, associant les 6 pays de la CECA qui décident d’aller plus loin dans la coopération. Les domaines économiques, mais aussi politiques et sociaux, sont concernés. Le but est d’aboutir à un « Marché commun » permettant la libre circulation des personnes et des marchandises. La Communauté économique européenne (CEE) est une entité de type supranational dotée d’une capacité autonome de financement. Ce Traité fonde une troisième communauté européenne d’une durée indéfinie, l’Euratom ou Communauté européenne de l’énergie atomique (CEEA), entre les membres des deux autres communautés (la CECA originelle et la nouvelle CEE). Le Traité de fusion des exécutifs est signé en 1965. Il crée la Commission et le Conseil, réunissant ainsi les exécutifs institués par les précédents traités (CECA, CEE et Euratom). En matière de justice, ces trois communautés disposaient déjà d’institutions communes.

Notes

[1] Le principe de subsidiarité a été introduit dans le droit communautaire par le Traité de Maastricht en 1992. Il est défini à l’article 5 § 1 et 2 du Traité instituant l’Union européenne : “La Communauté agit dans les limites des compétences qui lui sont conférées et des objectifs qui lui sont assignés par le présent Traité. Dans les domaines qui ne relèvent pas de sa compétence exclusive, la Communauté n’intervient, conformément au principe de subsidiarité, que si et dans la mesure où les objectifs de l’action envisagée ne peuvent pas être réalisés de manière suffisante par les États membres et peuvent donc, en raison des dimensions ou des effets de l’action envisagée, être mieux réalisés au niveau communautaire. » Il s’agit donc de l’idée simple selon laquelle la capacité d’action et de décision est prise par une plus petite entité capable d’agir, afin de permettre une prise de décision au niveau de compétence le plus pertinent et le plus proche des citoyens. C’est en quelque sorte la frontière entre les compétences des États membres et celles de l’Union. Selon ce principe, l’Union n’agit que lorsque son action est plus efficace qu’une action entreprise au niveau national, régional ou local et est étroitement liée au principe de proportionnalité. Il est aussi indispensable que l’action de l’Union n’excède pas ce qui est nécessaire pour atteindre les objectifs du Traité (notamment afin d’éviter des législations trop détaillées). Le principe ne s’applique qu’aux questions relevant d’une compétence partagée entre l’Union et les États membres (par exemple la santé), questions qui posent généralement des problèmes d’attribution. Il ne concerne donc pas les domaines relevant de la compétence exclusive de l’Union européenne, par exemple la Politique agricole commune, ni ceux qui demeurent de la seule compétence des États comme le droit de la nationalité. Notons enfin, qu’en cas de contestation sur la bonne application du principe, la Cour de justice des Communautés européennes peut être saisie, mais seulement, a posteriori, par les voies de recours ordinaires (C’est le cas du recours en annulation).

[2] La « coopération renforcée » est la différenciation du rythme de participation des Etats membres à l’approfondissement de l’Union européenne. La différenciation apparaît ainsi comme une sorte d’expérimentation, source de motivation supplémentaire pour les Etats qui l’initient, dans la mesure où ils sont condamnés à réussir s’ils veulent être rejoints par ceux qui n’y ont pas participé d’emblée.

[3] L’Institut National des Etudes Démographiques (INED) chiffre (en décembre 2007) la population totale de l’Union Européenne à 495 128 529 citoyens, dont 253 457 130 sont des femmes et 241 671 399 des hommes.

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