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Lausanne Exposition Edward Hopper (1882-1967)à la Fondation de l’Hermitage par Nicole Salez, vendredi 25 juin 2010 La Fondation de l’Hermitage à Lausanne consacre une rétrospective à Edward Hopper (1882-1967), l’un des peintres américains les plus caractéristiques de son temps. Composée d’un grand nombre de tableaux provenant essentiellement du Whitney Museum of American Art de New York, l’exposition réunit également un ensemble de dessins, d’aquarelles et de gravures, permettant d’illustrer le parcours créatif de l’artiste.
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Méditant la leçon des grands maîtres de la lumière (Vermeer, Cézanne), Hopper fait très tôt entendre sa voix au sein des avant-gardes américaines, en inscrivant son œuvre dans la tradition réaliste.
Peintre des petites villes et des scènes en apparence banales, il affectionne les lieux tranquilles, donnant quelques indications d’activité humaine passée ou future.
Familiers et calmes comme la vie quotidienne, ces tableaux sont aussi étrangement silencieux, et revêtent un caractère de mystère indéfinissable. Parfois vides et solitaires, ils sont à d’autres moments habités par des figures immobiles, mélancoliques, comme figées dans l’attente de leur destin.
La précision glacée de la peinture, les mises en scènes très construites des compositions, baignées d’une lumière contrastée, produisent un fort sentiment d’étrangeté.
Composée d’un grand nombre de tableaux provenant essentiellement du Whitney Museum of American Art, New York, dont l’histoire est étroitement liée à celle du peintre, l’exposition réunit également un ensemble de dessins, d’aquarelles et de gravures, permettant d’illustrer le parcours créatif de l’artiste, des premières études aux peintures achevées.
Organisée selon un parcours chronologique et thématique, l’exposition réunit plus de 160 œuvres caractéristiques de toutes les périodes et techniques de Hopper, des années parisiennes aux scènes typiques du Nouveau Monde , jusqu’aux images emblématiques de la maturité.

Débutant avec une série d’autoportraits de Hopper, la présentation montre ensuite l’influence déterminante de son séjour à Paris (1906-1910), des caricatures et des vues de la Seine au célèbre tableau Soir bleu (1914), marquant un tournant dans sa carrière.
Son activité de graveur, autour des années 20, est abordée, ainsi que sa période “classique” des années 30 à 50, illustrant des scènes urbaines – Pennsylvania Coal Town (1947), Seven A.M. (1948) – et rurales – Cobb’s Barns (1930-1933) – représentatives de la vie quotidienne américaine.
Une section consacrée à l’érotisme révèle la prédilection de Hopper pour les nus féminins et le thème du voyeurisme, visible dans Summer Interior (1909), New York Interior (1921) ou encore dans l’étonnant Girlie Show (1941), présenté au public pour la première fois.

Sa façon extrêmement novatrice de théâtraliser les espaces picturaux, avec une lumière implacable et un sens aigu du cadrage – à l’instar de Sheridan Theater (1937) ou de Night Shadows (1921) – évoque son lien fécond avec le cinéma. L’intensité des oeuvres tardives comme Second Story Sunlight (1960) ou A Woman in the Sun (1961), à la luminosité éclatante, marque enfin l’aboutissement de sa carrière.
Un nombre considérable d’esquisses, ainsi qu’un carnet de croquis enrichissent la sélection et apportent un nouvel éclairage sur sa pratique artistique. L’exposition est complétée d’une importante section biographique et historique, ainsi que d’un film documentaire sur l’artiste.
Commissariat : Carter Foster, conservateur des dessins au Whitney Museum of American Art,
New York
Catalogue : publié en co-édition avec les éditions Skira, le catalogue richement illustré
reproduit notamment en couleur toutes les oeuvres exposées et propose les textes de nombreux
spécialistes.
L’exposition est organisée en collaboration avec le Whitney Museum of American Art, New York.

>> Lire aussi Edward Hopper, une expo au Grand Palais à Paris, à partir du 10 octobre 2012