Femmes pilotes de course automobiles"Femmes pilotes de course auto. 1888-1970". Une saga richement illustrée par Nicole Salez, jeudi 13 mars 2008 Avec "Femmes pilotes de course auto : 1888-1970", Jean-François Bouzanquet nous plonge dans la saga du monde automobile, à travers un ouvrage richement illustré.
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Descendant de la famille Peugeot, Jean-François Bouzanquet a accompli, comme il se doit, une grande partie de sa carrière dans le secteur automobile. Il est aussi pilote de course automobile "classique" à ses heures et possède quelques "bolides" dont une Lotus Elite Bleu claire, une Jaguar XK 150 violette et une Leyat ...à hélice. En 2004, il découvre une boîte à chaussures remplie de photos anciennes de femmes pilotes de courses... Aujourd’hui, ce passionné nous plonge avec brio dans l’univers de plus de quarante femmes pilotes automobiles, de 1888 à 1970, via des portraits saisissants. « Pour entrer dans la course, ces femmes de caractère, très différentes les unes des autres, n’ont pas hésité à braver les résistances masculines du sérail du monde automobile et à franchir les obstacles qu’on leur opposait. Au contraire. », constate Jean-François Bouzanquet.
« Nervosité féminine »
Première des femmes pilotes, la Française Camille du Gast est interdite de course après son Paris‑Madrid de 1903 par l’Automobile Club de France sous prétexte de « nervosité féminine » ! Sur le circuit anglais de Brooklands, les femmes sont écartées des courses jusqu’en 1908. Et encore ne peuvent‑elles, au début, que courir entre elles en Ladies cup ! Prétexte : il n’existe pas de femmes jockey ! L’Angleterre sera malgré tout une des plus belles pépinières de femmes pilotes.
La Première Guerre mondiale passée, partout en Europe et aux États‑Unis, les vocations se développent au travers de nombreuses disciplines sportives : records sur les anneaux de vitesse pour Gwenda Hawkes‑Stewart, la femme aux trois maris ; raids d’endurance et rallye de Monte‑Carlo pour Mrs Mildred Bruce ; et grands prix pour des femmes parfois moins glamours comme la ténébreuse Violette Morris, athlète complète de haut niveau et gagnante du Bol d’or 1927, qui, passée à la Gestapo et surnommée la « hyène de la Gestap », terminera sous les balles de la Résistance...« On ne l’aurait pas prise en stop », commente Jean-François Bouzanquet. A l’inverse de la pulpeuse et souriante Hellé Nice, la reine des Bugatti (1900-1984), danseuse au Casino de Paris, obsédée par l’odeur d’huile chaude et le gravier giclant sous les roues. Grâce notamment à ses cachets de photos de mode « polissonnes » et autres rencontres d’admirateurs empressés, elle put s’offrir des voitures de courses, conquérir des places d’honneur en Grand Prix et battre le record des 198Km/h sur la piste de Montlhéry le 18 décembre 1929.
Femmes pilotes de course auto : 1888-1970
Auteur : Jean-François Bouzanquet
Ed. ETAI, Boulogne-Billancourt
24 x 29 cm, 176 pages, 350 photos noir & blanc
44, 95 €