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Maison de la culture du Japon à Paris, du 9 septembre au 4 octobre 2008 La ShôchikuHistoire des grands studios japonais : la Shôchiku. 23 films dont des inédits par Nicole Salez, lundi 8 septembre 2008 Dans le cadre du cycle "Histoire des grands studios japonais", la Maison de la Culture du Japon à Paris (MCJP) présente, du 9 septembre au 4 octobre, la Shôchiku à travers une sélection de 23 films s’étendant des années 1930 à nos jours, dont des inédits. Yasujirô Shimazu, Hiroshi Shimizu, Mikio Naruse, Yasujirô
Ozu firent leurs premières armes à la Shôchiku qui se spécialisa
dans les drames et les comédies urbaines.
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Fondée en 1920, la Shôchiku fut la principale concurrente de la Nikkatsu (fondée en 1912) pendant les années 1920-1930. Elle se spécialisa dans les drames et les comédies mettant en scène des gens ordinaires vivant en milieu urbain (Yasujirô Shimazu, Hiroshi Shimizu, Mikio Naruse, Yasujirô Ozu). Plus ancrées dans les préoccupations de son époque, ses productions prennent ainsi le pas sur la Nikkatsu attachée traditionnellement aux films historiques et aux combats de sabre. Les chef-d’oeuvres se succèdent : Choeur de Tôkyô (Ozu), Yaé, notre petite voisine (Shimazu), La femme de la brume (Gosho), Coeur enchaîné (Shimizu)...
Après la guerre, la Shôchiku peina à sortir du genre mélodramatique ou "style Ôfuna" du nom de la ville, dans la banlieue sud de Tôkyô où elle avait installé en 1936 ses nouveaux studios avec la généralisation du parlant. Ce style était devenu sa marque de fabrique - par exemple dans le joli mélodrame Quel est ton nom ?, où deux amants se rencontrent pendant le bombardement américain. Ce film entrainera un conflit avec la nouvelle vague (Nagisa Oshima, Masahiro Shinoda, Kijû Yoshida) qu’elle avait pourtant contribué à lancer. En effet, Contes cruel de la jeunesse est le premier grand succès d’Oshima, on y retrouve ses thèmes de prédilection érotisme, violence et politique. La Shôchiku réussira néanmoins de grands projets artistiques comme "Kyôto" de Noboru Nakamura d’après le roman de Kawabata.
Dans le contexte de déclin industriel de la fin des années 1960, elle survécut grâce au succès de son acteur vedette Kiyoshi Atsumi (la série "Tora-san"). La réussite économique de la série Tora-san aux cours des années 1970 lui permettra de se lancer dans des superproductions grand public de qualité : Les Derniers samouraïs de Kenji Misumi, dépasse le film de genre, c’est une oeuvre contemplative, optimiste et humaniste où les scènes de sabre de haute volée sont sublimes. De même pour Vase de sable de Nomura d’après le roman de Seichô Matsumoto (le Simenon nippon), ce polar centré sur les rapports entre un père et son fils hisse le film noir vers des sommets d’émotion. Deux derniers opus d’un âge d’or révolu.
Maison de la culture du Japon à Paris
Petite salle (rez-de-chaussée)
101 bis, quai Branly - 75740 Paris cedex 15
Métro Bir-Hakeim / RER Champ de Mars
Tél. 01 44 37 95 01
mcjp
Tarif 4€ / Tarif réduit 3€
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