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Théâtre

Entretien avec Samuel Le Bihan pour la pièce Hollywood

"J’ai beaucoup de plaisir à jouer les grands cons"

par Veronique Guichard, mercredi 12 octobre 2011

Samuel Le Bihan me reçoit dans sa loge du Théâtre Antoine. Dans une heure, il sera Victor Fleming, le metteur en scène d’Autant en Emporte le Vent dans la pièce réjouissante et drolissime : Hollywood. Avec ses deux complices, Daniel Russo et Thierry Frémont, il fera s’écrouler de rire les spectateurs. Entretien en coulisses. Lui sur le canapé, moi dans le fauteuil.
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Comment cette pièce vous est parvenue ?

Thierry Frémont a pensé à moi pour jouer Victor Fleming et m’en a parlé. Il était déjà dans la distribution avec Daniel Russo. J’avais déjà joué avec Daniel mais les producteurs ne me connaissaient pas.

La pièce vous a plu immédiatement ?

L’ensemble du projet en soi m’a plu. Il n’y a pas que la pièce qui entre dans mon choix. Le tout me paraissait cohérent. Le spectacle était intéressant, jouissif mais il présentait aussi du fond, un regard sur la société et une vue de la folie industrielle qu’était le cinéma hollywoodien. Daniel Colas, le metteur en scène avait aussi une vision très précise de la pièce.

Vous êtes surpris quand on vous dit que vous surprenez dans ce rôle

Oui. Parce que j’ai joué comme ça dans la rue au début puis ensuite j’ai fait le conservatoire où on me donnait beaucoup de rôles de comédie. En même temps les gens sont surpris aussi quand je dis que j’étais à la Comédie Française !

Qu’est-ce qui vous séduit dans le personnage de Victor Fleming ?

C’est un rôle avec une vraie envergure comique. Il a l’air très sûr de lui, très fort et en fait on va le découvrir très fragile psychologiquement, il a un côté anti-héros. D’habitude, dans les comédies, je suis le clown blanc, je passe les plats au "comique". Là, j’ai un vrai rôle d’Auguste et j’ai beaucoup de plaisir à jouer les grands cons.

Comment avez-vous travaillé la pièce ?

Daniel Colas, que je ne connaissais pas a agi comme un formidable chef d’orchestre. Nous avons pu lui proposer des choses qui sont venues enrichir ce qu’il avait déjà en tête. Le génie de Daniel Colas a été de gérer trois egos avec beaucoup de simplicité et de professionnalisme. En fait nous avons trois univers très différents qui se complètent et sont venus s’enrichir.

La partition de chacun est très équilibrée ?

Pour que la pièce marche, il faut que l’on fonctionne ensemble. Il ne s’agit pas que l’un tire la couverture à lui. Il ne s’agit pas de s’aimer, on n’est pas au pays des bisounours, on doit être professionnel . On a mis en avant l’intelligence du travail. Il y a beaucoup de respect entre nous. On est quand même trois barjots sur scène. On s’offrent au spectacle avec quelque chose d’infantile et d’innocence. On doit y aller franchement, sans retenue. C’est ce qu’il faut pour que ça marche. je me suis même fait une entorse !

Vous allez au bout des situations, même les plus ridicules !

Il faut un certain courage pour aller au bout. C’est vrai qu’il y a une prise de risque pour faire rire les gens : celle d’être prêt à être ridicule si cela ne fonctionne pas. Mais jusqu’à présent c’est une aventure très heureuse !

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Il vient de tourner au cinéma "Une Nuit" de Philippe Lefebvre et "Cornouailles" d’Anne Le Ny avec Vanessa Paradis. Il produit et est coauteur de "Demaison s’envole" à la Gaîté Montparnasse.

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