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Le musée d’Orsay présente la première rétrospective consacré au peintre belge James Ensor (1861-1949) à Paris depuis 1990. Cette exposition entend montrer le jeu de rupture et de continuité perpétuellement pratiqué par Ensor à l’intérieur de son monde fantasque. 90 oeuvres, tableaux, dessins et gravures.
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La continuité, ce sont les héritages naturaliste et symboliste qui marquent les débuts de James Ensor ainsi que la tradition des masques, du travestissement, du grotesque et de la satire, du carnaval, héritée de son enfance à Ostende, ville à laquelle il est viscéralement attaché. La rupture, c’est la dramatisation de l’usage de la couleur et de la lumière. C’est également l’invention d’un nouveau langage où les mots s’imposent, à côté des images, pour signifier crûment des idées et celle d’un nouveau système narratif où pullulent les personnages et les actions. Par sa cinglante ironie, son sens de la dérision et de l’autodérision, sa couleur intense, son expressivité, Ensor, peintre étrange et inclassable, trouve sa place parmi les précurseurs de l’expressionnisme.

Cette exposition est organisée par le Museum of Modern Art, New York, en collaboration avec le musée d’Orsay et la Réunion des musées nationaux, Paris. Elle bénéficie du soutien du Gouvernement flamand.
