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Juliette Binoche, Prix d’interprétation féminine

par Nicole Salez, dimanche 23 mai 2010

Juliette Binoche a reçu le Prix d’interprétation féminine, pour son rôle dans "Copie Conforme", film du metteur en scène iranien Abbas Kiarostami, lors de la clôture du Festival de Cannes, le 23 mai 2010. Biographie de la comédienne.
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Photo allocine.fr

" Quelle joie, quel bonheur d’avoir travaillé avec Abbas Kiarostami, s’est exclamée Juliette Binoche en recevant le Prix d’interprétation féminine, sa caméra m’a révélée à ma féminité, à mes complexités..."

Biographie de Juliette Binoche

Fille cadette de parents divorcés (Jean-Pierre Binoche, sculpteur et metteur en scène, et Monique Stalens, comédienne et prof de letttres), la jeune Juliette prend ses premiers cours de théâtre avec sa mère. Après avoir grandi dans le Loir-et-Cher, elle monte à Paris où, parallèlement à sa scolarité, elle s’adonne à ses deux passions : la peinture et le théâtre. Elle monte Le Roi se meurt dans son lycée, et s’inscrit à 17 ans au Conservatoire du Xe arrondissement, avant de poursuivre sa formation auprès de Vera Gregh.

Juliette Binoche, qui a déjà joué Tchekhov ou Pirandello sur les planches, fait sa première apparition au cinéma en 1983 dans Liberty Belle, et obtient rapidement des petits rôles chez Godard (Je vous salue Marie) et Doillon. En 1985, Rendez-vous de Téchiné, dans lequel elle incarne avec intensité une comédienne en herbe, l’impose comme une des actrices les plus prometteuses de sa génération. Récompensée par le Prix Romy-Schneider en 1986, elle donne deux ans plus tard la réplique à Daniel Day-Lewis dans L’Insoutenable légèreté de l’être, sa première expérience hors de nos frontières. Egérie de Leos Carax, qui l’initie à la cinéphilie, elle tourne avec l’enfant terrible du cinéma d’auteur Mauvais sang puis Les Amants du Pont-Neuf (1991), une oeuvre ambitieuse, au tournage-fleuve, qui la mobilisera durant trois ans.

Après deux films en anglais (Fatale, Les Hauts de Hurlevent), Bleu de Kieslowski marque, en 1993, une nouvelle étape dans la carrière de Binoche, qui voit sa prestation tout en nuances saluée par un César et un Prix d’interprétation à Venise. Grâce à sa composition d’infirmière dévouée dans Le Patient anglais de Minghella, elle décroche en 1997 un Ours d’argent à Berlin et devient, 37 ans après Simone Signoret, la deuxième Française récompensée par un Oscar (en l’occurrence, du Meilleur second rôle). En quête de personnages forts et d’univers romanesques, elle multiplie les films d’époque, du Hussard sur le toit (1996) au Chocolat en passant par La Veuve de Saint-Pierre.

Aussi crédible en George Sand (Les Enfants du siècle) qu’en esthéticienne gouailleuse (Décalage horaire, 2002), Juliette Binoche ne délaisse pas le cinéma d’auteur : après des retrouvailles avec Téchiné (Alice et Martin), elle éclaire les oeuvres dérangeantes de Haneke (Code inconnu, puis Caché en 2005) et Ferrara (Mary). Curieuse et passionnée, elle prend part à des films qui abordent des questions politiques : les crimes de l’Apartheid (In my country), le sort des réfugiés (Par effraction) ou le conflit israélo-palestinien (Désengagement). Si on la retrouve en 2008 à l’affiche de deux films très français, ceux de Cédric Klapisch et Olivier Assayas, sa stature internationale lui permet d’apparaître dans une comédie typiquement américaine (Coup de foudre à Rhode Island) ou de travailler avec des maîtres du cinéma mondial tels que Hou Hsiao Hsien (Le Voyage du ballon rouge) ou encore Abbas Kiarostami avec qui elle tourne Shirin en 2008 avant de tenir le rôle principal de son film Copie conforme, présenté au Festival de Cannes 2010.

Source allocine.fr

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