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Le contrat de travail est il une contrainte ou une opportunitĂ© ? Jacques Brouillet, avocat, spĂ©cialiste du droit social s’adresse aux chefs d’entreprises, Ă leurs directeurs de ressources humaines. La rĂ©flexion qu’il porte sur le sens des relations sociales de nos jours, dans les contextes politique, Ă©conomique et europĂ©en actuels, relèvent in fine plus des principes humanistes que de la loi. Des principes qu’il revendique expressĂ©ment.
Voici le texte d’une confĂ©rence qu’il a prononcĂ©e en mai 2009.
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Sommaire de l'article
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Avant de débuter, je souhaite faire deux observations préliminaires sachant que certains d’entre vous auront une opinion différente de la mienne :
1. Selon moi, on ne peut pas être un conseiller en droit social si l’on n’a pas un fort engagement personnel. Je revendique mon attachement à certaines valeurs, certaines forces. Je suis né à St Etienne en 1943, élevé par les frères des écoles chrétiennes. J’ai une approche et une attache à la religion catholique. Je ne suis pas ici pour faire du prosélytisme, mais je dis et je pense que c’est un élément de sincérité et de confiance. Voilà l’homme qui s’adresse à vous. Certains d’entre vous auront probablement une opinion ou une religion ou une philosophie différente de la mienne. Je vous demande de respecter ma position, sachant que, par avance, je suis prêt à respecter la vôtre.
2. Je suis persuadé que le droit social est une branche du droit conjugal. Ce que je dois à mon épouse n’est sans aucune mesure par rapport à ce qu’ont pu m’apprendre mes professeurs agrégés de la Faculté de Lyon, ou de Sciences-po. En effet, elle m’a fait comprendre que mon opinion personnelle n’avait aucun intérêt, tant que je n’étais pas de son avis !
Certains d’entre vous se reconnaĂ®tront dans cette situation ! C’est une pensĂ©e profonde comme dirait Coluche ! Cependant, il faut que vous gardiez Ă l’esprit que lors d’une nĂ©gociation, il se pourrait que votre interlocuteur ait une opinion diffĂ©rente de la vĂ´tre et que cela n’en fait pas forcĂ©ment un « idiot ».

Je vous propose d’évoquer ces différents points :
Les dĂ©fis sociaux du XXIème siècle « selon moi »
Ce n’est une forfanterie de ma part mais l’indication qu’il s’agit de ma vision personnelle du sujet. En effet, je ne pense pas que l’on puisse être neutre politiquement, philosophiquement.
Les nouveaux enjeux sur le plan des relations sociales, des comportements et des acteurs sociaux.
Nos atouts.
Parmi eux, il y a ma forte conviction, que j’essaye de faire partager depuis de longues annĂ©es : la possibilitĂ© d’une rĂ©gulation des relations sociales par une meilleure utilisation de la nĂ©gociation collective et la revalorisation du Contrat de travail qui doit devenir un « Contrat de confiance » A mon arrivĂ©e Ă Paris, en 1980, j’ai pris la direction du dĂ©partement droit social de Fidal. A cette Ă©poque, j’ai rencontrĂ© les trois frères Darty qui avaient besoin de mes services. Au cours de notre entretien, et dans la foulĂ©e de ce que je disais depuis plus de 10 ans dans le dĂ©sert, je leur parlais de la nĂ©cessitĂ© de reconstruire le contrat de travail pour qu’il devienne un contrat de confiance.
Né le 15 octobre 1943 à Saint-Etienne, Jacques BROUILLET est avocat en droit social et droit communautaire. Il est directeur associé au Cabinet FIDAL. Il est également Président de l’IES (Institut Européen des Juristes en Droit Social), qu’il a créé en 1989 avec l’ambition de favoriser les échanges au niveau européen, non seulement avec ses confrères, mais aussi avec les autres professionnels spécialistes du droit social.
Il a créé et animé au sein de l’ANDCP (Association Nationale des Directeurs et Cadres de la fonction Personnel) pendant dix ans (1986-1996) un club de réflexion destiné aux DRH : le C3P (Club de Perfectionnement aux Pratiques Professionnelles). Il a été Maître de Conférences Associé à l’Université Paris XII de 1996 à 1999 pour des cours en DESS/Ressources Humaines. Il intervient régulièrement dans des Universités (DJCE) et à l’ESSEC pour des cours de droit social et gestion des ressources humaines, ainsi que de droit social européen.
Il défend depuis de nombreuses années un certain concept du rôle des juristes qui doivent, selon lui, moins s’attacher à l’application des règles formelles qu’à créer un système de pensée afin de favoriser l’harmonisation entre les objectifs économiques et la finalité sociale de l’entreprise.
Il est l’auteur de « Du droit d’ingĂ©rence au devoir de tolĂ©rance » Ed. de l’Aube 12/1999. Il a rĂ©digĂ© de nombreux articles dans la presse spĂ©cialisĂ©e ainsi que pour des ouvrages collectifs, tels que : « Quel avenir du travail en Europe ? » – RĂ©flexions juridiques Ă partir du rapport Supiot, Ed. Lamy, 1999 ; N° spĂ©ciaux de la Jurisprudence Lamy : « Deuxièmes rencontres de l’IES avec la CJCE », N° 63, 2000 - « Les troisièmes rencontres de l’IES avec la CJCE, N°129, 2003 ; N° spĂ©ciaux de la Semaine Sociale Lamy : « l’actionnariat des salariĂ©s en Europe », N° 1028, mai 2001 - « Pourquoi et pour qui crĂ©er une sociĂ©tĂ© europĂ©enne ? » N° 1071, avril 2002 - « Comment rĂ©ussir une Europe Ă©largie ? », 25 avril 2005 - « Le modèle social europĂ©en en balance ? », N° 1266, juin 2006 ; « Tous DRH », Ed. d’Organisation 2/1996, 2ème Ă©dition 6/2001 ; « Tous responsables », Ed. d’Organisation 2/2004 ; « Tous reconnus », Ed. d’Organisation 8/2005.TOUS TALENTUEUX 2008