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La nature des liens des femmes avec l’Union europĂ©enne, la façon dont elles la perçoivent, notamment dans leur vie quotidienne, la paritĂ© au sein du Parlement europĂ©en, telles Ă©taient les questions au centre des dĂ©bats du colloque organisĂ© le 2 mars 2010 par le PE, dans la perspective des Ă©lections europĂ©ennes de 2014. Conclusion : les femmes devraient, d’une part ĂŞtre mieux informĂ©es de la valeur ajoutĂ©e apportĂ©e par l’UE dans leur vie quotidienne, d’autre part bĂ©nĂ©ficier d’une meilleure visibilitĂ© lors des campagnes Ă©lectorales. Ce colloque est le premier d’une sĂ©rie d’Ă©vĂ©nements organisĂ©s par le Parlement dans le cadre de la JournĂ©e internationale des femmes 2010.
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L’ensemble des enquĂŞtes quantitatives qui ont prĂ©cĂ©dĂ© et suivi les Ă©lections europĂ©ennes de 2009 ainsi qu’une Ă©tude qualitative menĂ©e dans chaque Etat membre auprès d’un groupe de femmes âgĂ©es de 30 Ă 55 ans, a constituĂ© la base de la discussion au cours de ce très intĂ©ressant colloque "Resserrer les liens entre les femmes et l’Union europĂ©enne". ArticulĂ© autour de trois thèmes : la nature des relations entre les femmes et l’UE, le comportement des mĂ©dias Ă l’Ă©gard des candidatures fĂ©minines et les moyens de communication pour renforcer les liens entre les femmes et l’UE, ce colloque Ă©tait prĂ©sidĂ© par Rodi Kratsa-Tsagaropoulou (EPP, EL), Silvana Koch-Merin (ALDE, DE), Vice-prĂ©sidentes du PE et Edite Estrela, Vice-prĂ©sidente de la commission des droits de la femme et de l’Ă©galitĂ© des genres. Paul Stamper, Directeur TNS Opinion et Susan Banducci, Professeur de sciences politiques Ă l’universitĂ© d’Exeter et les agences de communication Ogilvy et Mortierbrigade, figuraient parmi les intervenants.

Les Ă©tudes quantitatives menĂ©es avant et après les Ă©lections europĂ©ennes de 2009, ainsi qu’une Ă©tude qualitative menĂ©e dans chaque État membre auprès de femmes âgĂ©es de 30 Ă 55 ans (voir document joint) montrent que les femmes sont particulièrement prĂ©occupĂ©es par la crise financière, Ă©conomique et sociale et ses consĂ©quences sur leur vie quotidienne et celle de leur entourage. Le chĂ´mage, la perte de pouvoir d’achat, la baisse du niveau de vie et les incertitudes sur l’avenir figurent parmi leurs principales prĂ©occupations. Il s’avère que, dans l’ensemble, les femmes de l’UE bĂ©nĂ©ficient d’un niveau de sĂ©curitĂ© Ă©conomique infĂ©rieur Ă celui des hommes, connaissent des taux de chĂ´mage plus Ă©levĂ©s et occupent plus frĂ©quemment un emploi temporaire. Dans ce contexte, plus que les hommes, elles privilĂ©gient une action politique de l’UE plus soucieuse des thèmes sociaux, sociĂ©taux et environnementaux.
L’UE est perçue comme lointaine par les EuropĂ©ennes, notamment en raison d’un manque d’information qui est dĂ©noncĂ© par une très grande majoritĂ© d’entre elles. Pourtant, elles savent que l’UE est importante tant dans son action extĂ©rieure que dans l’impact qu’elle a sur leur vie quotidienne mais sans savoir dire ni pourquoi, ni comment. "Il convient de resserrer les liens entre les femmes et l’UE en leur montrant que l’Union peut apporter une valeur ajoutĂ©e Ă leur quotidien" a indiquĂ© Rodi Kratsa-Tsagaropoulou (PPE, EL), vice-prĂ©sidente du Parlement europĂ©en. "Pour renforcer les liens des femmes avec l’UE, la prioritĂ© doit ĂŞtre accordĂ©e Ă des politiques comme la protection des consommateurs, la solidaritĂ© et les aspects sociaux en matière de santĂ©, l’augmentation des prix et des pensions" a dĂ©clarĂ© de son cĂ´tĂ© Paul Stamper, directeur TNS Opinion.
Le rĂ´le des femmes dans l’action politique et celui des mĂ©dias dans le renforcement des liens entre les femmes et l’Union europĂ©enne ont Ă©galement Ă©tĂ© abordĂ©s lors de ce sĂ©minaire. "Dans la communication avec les femmes, il importe de suivre une stratĂ©gie qui ne nĂ©glige pas l’aspect fĂ©minin", a dĂ©clarĂ© Silvana Koch-Mehrin (ADLE, DE), vice-prĂ©sidente du PE et prĂ©sidente du groupe de haut niveau sur l’Ă©galitĂ© des genres. "Le Parlement europĂ©en ne compte guère plus de 35% de dĂ©putĂ©es, ce qui signifie qu’elles sont encore sous-reprĂ©sentĂ©es Ă l’Ă©chelle de l’UE. "Durant la campagne Ă©lectorale, les femmes ne sont pas souvent apparues dans les mĂ©dias" a notĂ© Edit Estrela (S&D, PT). "Les femmes, en tant que candidates politiques, doivent bĂ©nĂ©ficier d’une visibilitĂ© accrue. Certaines d’entre elles sont dĂ©savantagĂ©es car elles figurent au bas des listes, ce qui leur donne peu de visibilitĂ© dans les mĂ©dias. Enfin, les partis politiques ont un rĂ´le Ă jouer pour assurer une meilleure promotion des candidates" a conclu Susan Banducci, professeur de science politique Ă l’universitĂ© d’Exeter.
L’Union EuropĂ©enne comprend 51 % de femmes contre 49 % d’hommes
Lors des Ă©lections europĂ©ennes de 2009, le taux de participation des femmes s’est Ă©levĂ© Ă 42 % contre 44 % pour les hommes (le taux de participation moyen des hommes et des femmes aux dernières Ă©lections nationales s’Ă©lève Ă 72 %)
Le Parlement europĂ©en compte 35 % de dĂ©putĂ©s femmes (contre 24 % dans l’ensemble des parlements nationaux). Ce taux Ă©tait de 17 % lors des premières Ă©lections europĂ©ennes en 1979.
Parmi les événements organisés par le PE dans le cadre de la Journée internationale des femmes :
Le 8 mars 2010 : dĂ©claration du prĂ©sident du Parlement europeĂ©en, Jerzy Buzek, sur la JournĂ©e internationale de la femme lors de l’ouverture de la session plĂ©nière Ă Strasbourg.
DiffĂ©rentes manifestations autour de la lutte contre les violences faites aux femmes dont un colloque organisĂ© le 16 mars 2010 dans l’hĂ©micycle du Parlement Ă Bruxelles avec la participation de parlementaires nationaux.
Pour suivre (en français) le colloque "Resserrer les liens entre les femmes et l’Union européenne" sur le site du Parlement européen, cliquez ici
En document joint : Enquête qualitative "Les femmes et l’Union européenne, suite aux élections européennes de juin 2009"
