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Les maîtres du polar

par Franck Moineau, mardi 24 juin 2008

Mystère, énigme, espionnage, crime, enquête…les maîtres du polar ont inventé un nouveau genre littéraire. Suspens, trash, gore ou macabre, chaque lecteur peut profiter de quelques heures d’adrénaline pure. Une petite sélection délicieusement angoissante pour votre été.
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[sommaire]

Patricia Cornwell

Kay Scarpetta est la femme légiste la plus reconnu de la profession. Assistée de Lucy, sa nièce et Pete Marino, le fidèle enquêteur, elle mène ses enquêtes avec toute la rigueur d’un médecin. Patricia Cornwell ne ménage pas ses efforts, elle trouve ses sources dans les cours de pathologie dispensés au siège du FBI et à l’école d’investigation sur les homicides.
 La première enquête menée par le Dr Scarpetta date de 1995 avec Postmortem. Les livres se suivent avec toujours des descriptions minutieuses, des crimes de plus en plus sordides. Registre des morts, le dernier paru entraîne le Dr Scarpetta à déménager et à se mettre à son compte.

A lire : Postmortem

Lori est la quatrième. Violée, torturée, étranglée par le meurtrier psychopathe qui terrorise Richmond. Aucune piste, hormis celles que pourront peut-être fournir les ordinateurs et les laboratoires de Kay Scarpetta, médecin-légiste. Mais qui a intérêt à pirater le système informatique, à organiser les fuites vers la presse, au risque de saboter l’enquête ? Pas facile pour Kay de s’y reconnaître, quand tout semble organisé pour faire retomber sur elle les erreurs de la police. Pas facile pour une femme de s’imposer face au dédain - voire à l’hostilité - d’un monde traditionnellement masculin.

 Postmortem
 de Patricia Cornwell
 Editions Livre de Poche, 2005
 6,95€

Fred Vargas

Fred Vargas cherche à se raconter une histoire pour échapper à son quotidien. Elle utilise des thèmes que l’on utilise dans les contes : le loup-garou, la peste. Une certaine intemporalité se retrouve également dans ses personnages qui cultivent la lenteur et la rêverie. La nonchalance donne ainsi le rythme au récit.

A lire : L’homme aux cercles bleus

Premier roman de Fred Vargas où apparaît le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg.
 Depuis plusieurs mois, les journaux relatent un événement qui amuse les Parisiens : de grands cercles sont dessinés à la craie autour d’objets aussi anodins que variés, et ornés d’une phrase mystérieuse, écrite dans une belle écriture soignée : "Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors ?".
 Beaucoup s’amusent de cette excentricité, certains s’irritent, et Adamsberg s’inquiète. Il perçoit au travers de ce geste anodin les prémices d’une catastrophe et ne retient de ces cercles que la cruauté qui s’en dégage et qu’il est le seul à sentir.
 Une fois de plus, son instinct lui donnera raison : c’est bientôt le corps d’une femme égorgée que l’on retrouve au centre de l’un de ces cercles.

 L’homme aux cercles bleux
 de Fred Vargas
 Editions J’ai lu, 2005
 5,60€

++++

James Ellroy

Très marqué par l’assassinat de sa mère et le décès de son père, James Ellroy sombre dans l’alcool et la drogue. Il vit plus de dix ans sans domicile, parfois dans de petites chambres d’hôtel miteuses. A la fin des années 70, il brise le cercle infernal dans lequel il s’est enfermé et commence à écrire..Brown’s Requiem est publié en 1981. Quelques années plus tard Un tueur sur la route qui est le récit à la première personne du parcours d’un "serial killer"deviendra une des références majeures des écoles de formation de policiers tant il décrit avec précision la psychologie de la majeure partie des tueurs en série.

 Le Dahlia Noir le fera connaître mondialement. C’est une Å“uvre de fiction basée sur une histoire vraie légendaire du Los Angeles des années quarante. La jeune starlette, Elizabeth Short, surnommée le Le Dahlia noir a été sauvagement assassiné. L’affaire n’a à proprement parlé jamais été résolue. James Ellroy semble avoir utilisé ce fait-divers, pour commencer à exorciser le souvenir du meurtre de sa propre mère.

A lire : L.A. Confidential

Edmund Exley, Jack Vincennes et Bud White enquêtent sur deux affaires sanglantes, dont celle du Hibou de Nuit, sombre histoire de braquage de restaurant. Exley est la tête pensante du trio, Vincennes le flic télégénique qui soigne son style et les apparences, White celui qui joue des poings un peu trop rapidement... L’affaire sur laquelle ils enquêtent, liée à de sordides magouilles politiciennes, va demander à chacun quelques sacrifices pour la résoudre.

 L.A. Confidential
 de James Ellroy
 Editions Rivages Noir, 1997
 9,45€

A lire : Le dahlia noir

Le 15 janvier 1947, dans un terrain vague de Los Angeles, est découvert le corps nu et mutilé, sectionné en deux au niveau de la taille, d’une jeune fille de vingt-deux ans : Betty Short, surnommée " le dahlia noir ", par un reporter, à cause de son penchant à se vêtir totalement en noir.
 Bucky Bleichert et Lee Blanchard , deux inspecteurs, mènent une enquête particulièrement difficile. Ce crime tient en haleine tout le pays. Certains sont prêts à tout pour en tirer bénéfice… ou cacher leurs secrets. Quels étaient les liens de la victime avec la puissante famille Linscott ? Que vivait-elle dans son intimité, et avec qui ? Au-delà des apparences, l’enquête commence…

 Bucky et Lee vont avancer ensemble dans ce labyrinthe. Ils ne peuvent compter que l’un sur l’autre. Pourtant, au fil des découvertes et des sentiments qui s’immiscent dans l’affaire, chacun va révéler son vrai visage.

 Mystère, vie dissolue, secrets de famille, amours clandestines, vengeance, tous les ingrédients sont là pour que le drame se noue. Pour avoir une chance d’atteindre la vérité, chacun devra aller au bout de lui-même…

 Le dalhia noir
 de James Ellroy
 Edition Rivages Thriller, 1988
 19,67€
 (existe en poche Rivages Noir, 2006 à 9,45€)

++++

Ian Rankin

Auteur écossais, Ian Rankin a fait se sa ville, Edimbourg un personnage essentiel de ses romans. L’inspecteur Rebus est le personnage récurrent, bonhomme bourru quelque peu porté sur la boisson et accro à la cigarette. Ian Rankin vient de faire paraître son 14è livre de la série des Rebus. Il densifie au fur à mesure les intrigues, entremêle les histoires issues de faits réels.

A lire : Une dernière chance pour Rebus

Pour avoir lancé un mug de thé à la tête de sa supérieure, John Rebus va réapprendre les règles du travail en équipe à l’Académie de police écossaise, dite ’le saloon de la dernière chance’. Il devra plancher, avec cinq autres officiers insoumis, sur le meurtre non élucidé d’un petit voyou de Glasgow. Or l’un d’eux, Gray, ainsi que Rebus, ont jadis travaillé sur ce dossier. Simple coïncidence ? Parallèlement, Siobhan Clarke, désormais sergent, enquête sur l’assassinat d’Edward Marber, un galeriste d’Edimbourg. Les deux affaires avancent en un contrepoint subtil, reliées par la figure menaçante de Big Ger Cafferty, le caïd de la côte est, avec lequel Rebus entretient de longue date des relations ambiguës. Les vieux démons de Rebus sont toujours là : l’alcool et la solitude, le mépris de la hiérarchie et quelques doutes existentiels. Un bon flic n’est-il pas obligé, parfois, de pactiser avec le diable ? Et si bien faire son boulot allait de pair avec une conscience pas toujours très nette ?

 Une dernière chance pour Rebus
 de Ian Rankin
 Editions du Masque, 2006
 21,50€

Joseph Wambaugh

Dernier géant du polar américain. Joseph Wambaugh est un sergent dans les services de police de la ville de Los Angeles. Il a commencé à écrie dans les années 1970. Il est l’auteur de sept best-sellers ayant des policiers pour sujet. Chacun des romans de Wambaugh décrit non seulement la procédure qui régit le travail des policiers, mais également le prix que ces hommes doivent payer psychologiquement lorsqu’ils exercent leur métier Une écriture puissante, mêlant le cynisme et l’humour macabre.

A lire : Flic à Hollywood

Pour un flic d’Hollywood, travailler, surtout la nuit, signifie affronter les criminels les plus violents, mais souvent aussi les plus bizarres. Ainsi le hold-up d’une bijouterie conduit-il les enquêteurs des Vols et Homicides à s’intéresser au Goulag, un night-club de la mafia russe, et à deux drogués aussi ambitieux que niais. Pour comprendre cette affaire bien étrange, il ne sera pas trop de l’Oracle, le chef de sûreté, des inspecteurs Budgie Polk, la maman d’un petit bébé de 4 mois, Wesley Drubb, un fils de famille amateur de sensations fortes, Fausto Gamboa, le vétéran grognon et râleur, et Hollywood Nate qui rêve de cinéma. D’une fluidité étonnante, ce livre a fait dire à Robert Crais, Ray Bradbury et George Pelecanos que « le maître » était de retour. Auteur, entre autres ouvrages, des Nouveaux Centurions, Le Mort et le survivant et Dans la clameur des ténèbres, Joseph Wambaugh a été fait Grand Maître du Policier en 2004.

 Flic à Hollywood
 de Joseph Wambaugh
 Editions Seuil, 2008
 21,80€

Natsuo Kirino

Natsuo Kirino ne ménage pas ses titres. Ils sont conformes au contenu des livres. « Out », « disparitions ». Le troisième roman de l’écrivain s’intitule « monstrueux » et il relève effectivement du cauchemar.

A lire : Monstreux

Deux prostituées, Yuriko et Kazue, viennent d’être froidement assassinées à Tokyo. La soeur de la première se souvient de sa cadette, pour laquelle elle a éprouvé tant de haine. Lorsqu’elles fréquentaient le très huppé lycée de K., vingt ans plus tôt. La beauté de Yuriko lui assurait tous les regards. Comment cette fille splendide a-t-elle pu tomber dans l’enfer du sexe tarifé ?
 Natsuo Kirino se focalise sur l’étude sociale et psychanalytique. Par exemple, l’image de la mère n’a ici rien de reluisant ; et celle du père est encore pire... L’angoisse monte crescendo jusqu’à devenir insoutenable vers la toute fin du livre.

 Monstrueux
 de Natsuo Kirino
 Editions Seuil, 2008
 21,80€

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