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Le dernier opus de Luc Ferry, Chroniques du temps présent, réunit ses articles du Figaro entre 2009 et 2011. Polémiste partisan, il utilise toutes les ficelles de son intelligence pour défendre le camp qu’il a choisi. C’est dans le domaine de l’écologie qu’il est le plus virulent. Quelques éléments pour mieux comprendre.
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Sommaire de l'article
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La Traviata, c’est celle qui a perdu son chemin, qui s’est laissée séduire, attirée sur le mauvais chemin. Qu’un homme aussi intelligent que Luc Ferry en soit arrivé à rejoindre le camp de Claude Allègre « scientifique retraité qui a multiplié mensonges, manipulations de graphes et fausses citations » comme le décrit Hervé Kempf dans Le Monde du 27 septembre 2011, est étrange et triste.
Luc Ferry a l’esprit clair, il connaît bien l’histoire de la philosophie et sait parfaitement ce qu’il dit. Mais sur le sujet de l’écologie il déraille depuis 20 ans, déformant les thèses qu’il veut contredire, maniant l’amalgame et utilisant des arguments d’autorité sans preuves.
Sa responsabilité est immense parce qu’il est devenu l’un des intellectuels les plus influents en France grâce au tourbillon médiatique produit par son livre le Nouvel ordre écologique opportunément paru en 1992. À l’époque les écolos dépassaient 10% dans certaines élections et devenaient un véritable danger pour les hommes politiques traditionnels. Les sondages indiquaient que plus de 80% de la population française s’inquiétait de l’état de l’environnement, une menace pour les pollueurs de tous bords.
La capacité de déni des humains est étonnante surtout lorsqu’elle sert leurs intérêts. La menace de paraître "réactionnaire" influence aussi et Luc Ferry en joue dans ses Chroniques.