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Jusqu’au 5 juillet, le Petit Palais présente l’exposition "Le Mont Athos et l’Empire byzantin, Trésors de la Sainte montagne". L’occasion de découvrir les splendeurs de ces monastères dans lesquels les femmes
ne sont pas admises !
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Pour la première fois, un ensemble considérable de trésors d’art byzantin du IXe au XVIIIe siècle appartenant aux moines du Mont Athos (icônes, peintures, objets...) est présenté au public en dehors de la Grèce. Et pour un bon nombre, pour la première fois, en dehors du Mont Athos ! Deux cents oeuvres sont exposées, choisies parmi les collections de neuf monastères grecs du Mont Athos : Vatopédi, Iviron, Dionysiou, Pantocrator, Karakallou, Simonos Pétra, Saint Paul, Xenophontos, Gregoriou et de l’église du Protaton à Karyès, siège de l’administration centrale de la Sainte Montagne. Elles donnent à voir la vie et la production artistique de ce haut lieu spirituel dans ses différentes facettes, et témoignent en particulier des rapports qu’a entretenus la péninsule avec les empereurs byzantins.

Le Mont Athos est un endroit mystérieux. Cette péninsule qui s’avance dans la mer Egée abrite depuis le IXe siècle des moines orthodoxes épris de silence et d’isolement face aux agitations du monde. Vingt monastères orthodoxes sont protégés par un statut particulier issu de l’Empire byzantin et toujours reconnu par l’Etat hellénique. Parmi les prérogatives de la Sainte Montagne, la plus célèbre est sans doute sa restriction d’accès : les étrangers (pèlerins ou scientifiques) ne peuvent y pénétrer que sur autorisation et les femmes n’y sont pas admises. Ces monastères renferment, depuis le Xe siècle, des richesses (manuscrits enluminés, icônes, objets liturgiques, reliquaires, tissus, mosaïques, chrysobulles, fresques) héritées des Empereurs byzantins et de hauts personnages, ou fruits du travail des moines au cours des temps. La plupart de ces oeuvres offrent la particularité de n’avoir jamais quitté le Mont Athos, en dehors de celles qui furent présentées à Thessalonique lors d’une exposition en 1997, l’année pendant laquelle cette ville fut capitale culturelle de l’Europe.
- Commissariat :
Gilles Chazal, conservateur général, directeur du Petit Palais
Raphaëlle Ziadé, commissaire français
Mandy Koliou, commissaire grec