|
La Nouvelle Calédonie est un pays étrange et méconnu, où la coutume, valeur ancestrale, a force de loi. C’est aussi un pays où les Kanaks et les Caldoches apprennent à vivre ensemble.
|
Sommaire de l'article
|

Il est vraisemblable que la France métropolitaine découvre avec effarement qu’il y a des êtres humains sur ce que l’on a coutume d’appeler « Le caillou », c’est-à -dire la Nouvelle Calédonie, avec le drame d’Ouvea, en 1988. Et ces humains ont un nom, Kanaks pour les Mélanésiens d’origine et Caldoches pour les blancs. Depuis la fermeture du bagne au début du siècle précédent, qui se préoccupe de ces archipels perdus à l’autre bout du monde. Les Kanaks ont opportunément rappelé qu’ils existaient, mais sans droit ni titre. Sans papier chez soi, citoyens de seconde zone.
L’histoire des Kanaks est pourtant vieille de plusieurs siècles avant J.-C. Comme l’attestent des fragments de poterie Lapita retrouvés, les premiers habitants de la Nouvelle-Calédonie auraient posé le pied sur le territoire, il y a environ 3 000 ans. On appelle Lapita la période de 1 300 à 200 av. J.-C. Durant la période suivante, Naia Oundjo, les Canaques (terme qui viendrait de l’hawaïen kanaka signifiant « homme ») arrivent à leur tour sur le territoire. Ils maîtrisent l’art de la pierre polie, et fondent leur civilisation sur la culture de la terre (principalement ignames et taros). Lors de rituels guerriers, des tribus pratiquent aussi le cannibalisme.