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La sortie de crise nâest pas attendue avant deux ou trois ans minimum ; la difficultĂ© Ă financer lâacquisition dâun logement reste le premier facteur de blocage ; les prix de lâimmobilier ont achevĂ© leur baisse, selon l’Observatoire du logement de TNS-Sofres.
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â La sortie de crise nâest pas attendue avant deux ou trois ans minimum (63% des Français)
â La difficultĂ© Ă financer lâacquisition dâun logement reste le 1er facteur de blocage du marchĂ© immobilier (80% des Français)
â Les prix de lâimmobilier ont achevĂ© leur baisse (58% des Français considĂšrent que les prix ne vont plus baisser, seuls 36% des Français envisagent une baisse des prix contre 63% en janvier 2009)
â Lâimmobilier est un moyen sĂ»r de placer son argent (68% des Français)
â Les intentions dâachat dans le logement neuf retrouvent leur niveau dâavant crise (5,2% des Français ont lâintention dâacheter un logement neuf, niveau Ă©quivalent Ă celui de janvier 2008)
Pour une majoritĂ© de Français, la crise Ă©conomique et financiĂšre est durablement installĂ©e en France. Seule une trĂšs faible minoritĂ© (8%) considĂšre que la sortie de crise est imminente, alors que 63% des Français sont convaincus que nous ne devrions pas sortir de cette crise avant plusieurs annĂ©es (38% dâentre eux dâici deux Ă trois ans et 25% dans de nombreuses annĂ©es).
Le pessimisme sâaccroĂźt Ă mesure que le revenu diminue. 40% des mĂ©nages français gagnant plus de 3 000 ⏠par mois pensent que nous devrions sortir Ă court terme de la crise contre seulement 22% des mĂ©nages gagnant moins de 800 ⏠par mois.
Pour la crise de lâimmobilier, le pronostic est quasi-identique, 60% des Français estiment que la crise sera de longue durĂ©e.

Pour lâensemble, la situation actuelle de lâimmobilier se caractĂ©rise avant tout par les difficultĂ©s Ă financer lâacquisition dâun logement. Une opinion partagĂ©e par 80% des Français et qui a peu Ă©voluĂ© depuis lâĂ©clatement de la crise financiĂšre (81% en septembre 2008).
Câest surtout lâaccord de la banque qui est bien plus difficile Ă obtenir (86% des sondĂ©s) et la durĂ©e de lâemprunt qui serait plus longue quâavant (81%).
Dans une moindre mesure, la pĂ©nurie de logements accessibles continue dâĂȘtre un obstacle selon la majoritĂ© des sondĂ©s (50%), tendance encore plus nette pour les mĂ©nages dont le revenu oscille entre 2 300 et 3 000 ⏠par mois (60% dâentre eux).
Lâincertitude prĂ©vaut, car les pronostics dâamĂ©lioration, de dĂ©tĂ©rioration ou dâabsence de changement recueillent des parts quasi-Ă©gales. Pour autant, 68% des Français pensent que lâimmobilier reste un moyen sĂ»r de placer son argent.
Si les Français ont du mal Ă dessiner une tendance claire dâĂ©volution dans les mois Ă venir, lâattente dâune baisse de prix est en trĂšs net repli. Seuls 36% des Français espĂšrent encore une baisse des prix Ă lâachat alors quâils Ă©taient 63% six mois plus tĂŽt. Les sondĂ©s pronostiquent dĂ©sormais une relative stabilitĂ© des prix (35%, +18 points par rapport Ă janvier 2009).
Dans ce contexte de crise durable de lâoffre et du financement, le soutien Ă la construction de logements est jugĂ© prioritaire pour 87% des Français. Selon eux, le gouvernement doit agir avant tout pour favoriser lâaccĂšs au logement (53%) plutĂŽt que pour prĂ©server lâemploi dans le secteur du bĂątiment (27%) ou prĂ©parer la fin de la crise et la reprise Ă©conomique (15%).

En matiĂšre de politique de relance, les dispositifs tels que le doublement du prĂȘt Ă taux zĂ©ro, le lancement dâun programme de construction de 100 000 logements supplĂ©mentaires en 2 ans ou lâachat de 30 000 logements par les bailleurs sociaux recueillent de vĂ©ritables satisfĂ©cits (respectivement 64%, 62% et 56% les jugent efficaces). Le nouveau systĂšme de dĂ©duction de lâinvestissement locatif (dispositif Scellier) souffre dâun dĂ©ficit de notoriĂ©tĂ© auprĂšs de lâensemble des Français (49% des personnes interrogĂ©es restent sans opinion sur cette mesure), mais sĂ©duit les catĂ©gories aisĂ©es (35% des mĂ©nages gagnant plus de 3 000 âŹ/mois la jugent efficace).
Faute dâune vision globale sur lâimpact de ces mesures, les Français jugent que la politique du Gouvernement en matiĂšre de logement nâest toujours pas efficace (69% des Français), ni ne change vraiment les choses (60% des sondĂ©s). Ainsi, le logement nâarrive quâau 10e rang des domaines perçus comme effectivement traitĂ©s par le Gouvernement.
Lâindicateur du logement neuf retrouve aujourdâhui un niveau Ă©quivalent Ă celui de janvier 2008 avec 5,2% dâintentions dâachat, une proportion stable par rapport Ă janvier 2009 (5,1%). Ce sont surtout les 25-34 ans et les locataires qui manifestent leur intention dâacheter (respectivement 11% et 9%).
Les principales raisons de non acquisition dâun bien immobilier sont la satisfaction des conditions de logements actuelles (43%) et le manque de moyens financiers (18%). Paradoxalement, lâincertitude liĂ©e Ă leur avenir (emploi, situation familiale, localisationâŠ) ne reprĂ©sente un frein Ă lâachat que pour 5% des Français.
Par ailleurs le neuf continue dâĂȘtre attractif pour lui-mĂȘme puisque câest dans « lâabsence de travaux Ă rĂ©aliser » que rĂ©side la premiĂšre motivation des futurs acquĂ©reurs (26%), suivie par la prĂ©fĂ©rence pour le neuf (23%). Les aides et mesures gouvernementales telles que le Pass FoncierÂź et le doublement du prĂȘt Ă taux zĂ©ro arrivent Ă la troisiĂšme place des motivations dâachat pour 12% dâentre eux.