|
Autant de femmes que d’hommes au Parlement Européen à l’issue des élections européennes de juin prochain ? Peut-être, mais comment ? tel était l’un des aspects du débat entre députés européens et députés nationaux, organisé par la commission des droits de la femme, dans le cadre de la journée internationale de la femme.
|
Sommaire de l'article
|

La représentation égalitaire des femmes dans les institutions va de pair avec la démocratie et les partis politiques ont un rôle essentiel à jouer. Telle est la conclusion d’un débat entre députés européens et députés nationaux, organisé par la commission des droits de la femme, à la veille des élections européennes et dans le cadre de la journée internationale de la femme. Des divergences se sont toutefois exprimées sur les moyens de parvenir à la parité.
"Les femmes représentent en moyenne 25% des élus dans les parlements nationaux, et 31% au Parlement européen. Elles ne sont que 11% dans les conseils d’administration des grandes entreprises. La discrimination persiste, tout comme la violence envers les femmes.

L’écart de rémunération se creuse depuis quelques années, se situant en moyenne autour de 17% dans l’UE", des chiffres rappelés par les différents intervenants que la Présidente de la commission des droits de la femme, Anna Záborská (PPE-DE, SK) a qualifié de "consternants".
"En juin de cette année, 375 millions de citoyens de l’Union européenne devront élire leurs représentants. La participation des femmes et leur représentation équilibrée constitue un élément important pour la démocratie de l’UE et notre société", a déclaré le Président du Parlement Hans-Gert Pöttering en ouverture des débats. "Le pourcentage des femmes au PE est passé 16% en 1979 à 31% en 2009 mais des progrès doivent encore être réalisés", a-t-il rappelé.

"Les femmes représentent 52% de la population de l’UE. Elles doivent être représentées de façon égale. Peut-on parler de démocratie représentative quand la moitié de la population est sous-représentée ?", a demandé la vice-présidente de la Commission, Margot Wallström, qui défend l’objectif de "50/50" dans les institutions européennes.
"L’Europe n’est pas à l’avant-garde sur la représentation des femmes. Mais nous assistons actuellement à l’émergence d’un nouveau discours selon lequel il n’y a pas de démocratie sans égalité", a constaté Drude Dahlerup, professeur de sciences politiques à l’Université de Stockholm et auteur d’une étude sur "les systèmes de quotas électoraux hommes-femmes et leur application en Europe".
"2009 est une année de renouvellement pour le Parlement et la Commission européenne. Les partis politiques ont un rôle à jouer. Le processus de nomination des candidats est essentiel", a estimé Vladimir Spidla, Commissaire à l’emploi et aux affaires sociales.
Pour Michael Kocáb, Ministre tchèque des droits de l’homme, "les femmes doivent participer à la vie publique pour infléchir la politique et apporter de nouvelles perspectives. Mais comment motiver les partis politiques ?", a-t-il demandé, posant la question des quotas.