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Paul Ranson (1861-1909), artiste nabi, Ă  Pont-Aven

par Nicole Salez, lundi 9 août 2010

Le musĂ©e des Beaux-arts de Pont-Aven vous invite Ă  (re)dĂ©couvrir l’univers Ă©trange et fantastique de Paul Ranson (1861-1909), l’un des fondateurs du mouvement nabi. Tour Ă  tour amante, Ă©pouse, mère ou marâtre, sorcière ou bien encore fĂ©e, la femme occupe une place centrale dans les crĂ©ations de cet artiste majeur qui, dans son oeuvre comme dans sa vie, s’est intĂ©ressĂ© Ă  l’ésotĂ©risme, Ă  l’occultisme, au spirituel.
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Paul Ranson (1861-1909), Le Paysage nabique ou Le Nabi (1890), Huile sur toile. Collection particulière © DR

[sommaire]

Le musĂ©e de Pont-Aven, en partenariat avec le musĂ©e Maurice Denis de St-Germain-en- Laye et dans le cadre du centenaire de la mort de l’artiste, prĂ©sente l’exposition « Fantasmes et sortilèges » consacrĂ©e Ă  Paul Ranson (1861-1909). Au coeur de la Bretagne estivale, l’exposition prĂ©sente de manière inĂ©dite les oeuvres de l’artiste et un parcours cĂ©lĂ©brant l’univers Ă©trange et fantastique tout autant que la place prĂ©pondĂ©rante de la femme dans les crĂ©ations de l’artiste.

La sĂ©lection du musĂ©e de Pont-Aven rĂ©vèle une crĂ©ation picturale très personnelle des plus audacieuses, tout Ă  la fois imprĂ©gnĂ©e des thĂ©ories synthĂ©tistes, des rĂ©flexions symbolistes et d’un sens dĂ©coratif affirmĂ©. Cinq grands thèmes aux atmosphères troublantes et mystĂ©rieuses scandent le parcours : EsotĂ©risme et satanisme, Femmes sensuelles/femmes intimes, La nature symbolique, Symbolisme dĂ©coratif, Imaginaire et spiritualitĂ© . Ces thĂ©matiques reflètent l’imprĂ©gnation de son histoire personnelle et de son rapport aux femmes dans l’oeuvre de Ranson

Fondateur du mouvement nabi [1] aux cĂ´tĂ©s de Maurice Denis, Edouard Vuillard ou encore Ker-Xavier Roussel, Paul Ranson affiche cependant une vĂ©ritable singularitĂ© artistique. Les symboles Ă©sotĂ©riques parsèment ses toiles tout en se mĂŞlant Ă  une nature figurĂ©e.

Tour à tour amante, épouse, mère ou marâtre, sorcière ou bien encore fée, la femme occupe une place centrale dans son travail. Parfois empreintes d’érotisme, ses compositions présentent un caractère symboliste et diabolique. Les peintures décoratives de style Art nouveau associent formes végétales et modèles féminins.

La vocation du musĂ©e de Pont-Aven est de prĂ©senter les artistes qui ont, d’une manière directe ou indirecte, bĂ©nĂ©ficiĂ© de l’évolution picturale qui a vu le jour Ă  Pont-Aven. Le symbolisme et le mouvement nabi en constituent une Ă©manation. Après l’exposition « Maurice Denis et la Bretagne » en 2009, labellisĂ©e Exposition d’intĂ©rĂŞt national, cette approche intimiste de l’oeuvre de Ranson propose la redĂ©couverte d’un autre artiste nabi.

Une soixantaine d’oeuvres – peintures, oeuvres graphiques, tapisseries, objets…- dont plusieurs inédites, sont généreusement prêtées par de grands musées comme celui d’Orsay, mais aussi par de nombreux collectionneurs particuliers.

Paul Ranson (1861- 1909), L’Explication (vers1896), Pastel sur toile. Collection musée Maurice Denis © Musée / Jardin Maurice Denis (D. Balloud)

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Parcours de l’exposition

La thĂ©matique de l’exposition « Fantasmes et sortilèges » Ă©voque l’univers très particulier des oeuvres de Paul Ranson et permet de poser un regard neuf sur le travail de l’artiste. Les aspects intimes de sa vie ainsi que ses principaux sujets picturaux s’intègrent dans la sobriĂ©tĂ© de la scĂ©nographie.

Une approche thématique plus personnelle et intime de l’oeuvre de Paul Ranson

La production picturale de Paul Ranson, né en 1861, couvre une période de 24 ans environ, de 1885 à sa mort en 1909. Au regard de cette brièveté créatrice, on ne peut qu’être surpris par la variété des oeuvres, qu’il paraît difficile d’expliquer seulement au travers d’une évolution artistique.

Fils unique, Ranson n’a jamais connu sa mère, morte en couches et, de ce fait, n’a jamais établi cette relation fusionnelle si spécifique au lien mère enfant. On peut imaginer que dans cette absence de construction d’une relation intersubjective, se trouve une des explications du goût de Paul Ranson pour l’ésotérisme au sens de ce qui n’est que partagé par les initiés.

Le parallèle est en effet facile à établir entre les signes et codes singuliers caractéristiques de la relation mère enfant et, par exemple, les codes linguistiques utilisés par les nabis entre eux et dont leur correspondance témoigne. Le mariage de Paul Ranson avec l’une des cousines avec laquelle il avait partagé bien des vacances de son enfance et qui lui servira de modèle pour de nombreuses oeuvres, pourrait participer du même mécanisme inconscient.

L’oeuvre de Ranson et particulièrement ses représentations de la féminité, mêle ainsi au fil des années, symbolisme, peinture japonisante ou pleine d’érotisme et de signes ésotériques puis, après l’annonce de la naissance de son fils Michel, visions démoniaques terrifiantes comme si la naissance annoncée lui faisait craindre de voir l’histoire se renouveler et son fils lui enlever à jamais son modèle féminin.

Après la naissance de son fils, Ranson délaissa très vite sa famille et passa les dernières années de sa vie auprès de son ami Lacombe au sein d’un univers misanthrope, peuplé, ça et là de quelques faunes et faunesses comme si, à ses yeux, seule la nature méritait encore d’être représentée.

Marc-Olivier Bitker Co-commissaire de l’exposition

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Paul Ranson (1861-1909), Schouchanah ou Suzanne et les vieillards (janvier 1891), Encaustique sur très grosse toile. Collection particulière © Art Gallery of Ontario (C. Catenazzi)

Esotérisme et satanisme

Texte de Gilles Genty – historien d’art et co-auteur du catalogue raisonné de l’artiste

Le rapport que Ranson entretient avec l’ésotĂ©risme et la sorcellerie est Ă  replacer dans une perspective historique longue. (…) Celle-ci est Ă  mettre en regard des images conçues par Ranson et dont les schĂ©mas iconographiques viennent souvent de la peinture ancienne ; La Sorcière dans son cercle est une figuration, parsemĂ©e de signes cabalistiques dont on trouve le motif dès le Moyen-âge et dont DĂĽrer fixera la reprĂ©sentation. (…)

Dans Schouchana (Suzanne et les vieillards, 1891), Ranson reprend assez prĂ©cisĂ©ment la mise en page imaginĂ©e par ThĂ©odore ChassĂ©riau pour sa Suzanne au bain (Paris, MusĂ©e du Louvre). Parfois, Ranson juxtapose les signes sans que ceux-ci fassent vĂ©ritablement sens. Dans le Suppost de Sathan (vers 1892), Ranson inscrit des lettres hĂ©braĂŻques mais elles ne signifient rien. La diffĂ©rence d’avec Maurice Denis est ici notable ; chez Ranson, le symbole n’est pas porteur de vĂ©ritĂ© mais Ă©voque un pays imaginaire, aux contours indĂ©cis (…).

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Femmes sensuelles, femmes intimes

Texte du Musée Maurice Denis

La silhouette très féminine de son épouse France, a servi de modèle dans maintes représentations de la femme chez Paul Ranson, Nu se coiffant au bord de l’étang, vers 1897 par exemple. Dans son oeuvre apparaissent trois types de femmes intimement liées à son histoire personnelle.

La mère représente pour lui l’absente, car Jeanne Ranson est morte au sortir de ses couches. Elle est parfois sans visage, souvent belle mais méchante ou perverse, car coupable, plus que l’enfant d’être partie au moment de la naissance (L’Explication, 1896).

L’épouse, présente chaque jour, élégante, femme d’intérieur, motif de décor, est souvent plus silhouette ou attitude que personnage véridique (Femmes en blanc ou Femmes vêtues de blanc, 1894). L’amante, parenthèse entre la mère et l’épouse, est représentée de manière plus mystérieuse, son visage est authentique et sa beauté figure dans des attitudes suggestives (Baigneuse trempant son pied, vers 1900).

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La nature symbolique

Texte de Gilles Genty

Les annĂ©es 1895-1897 sont pour Ranson des annĂ©es difficiles ; Ă  la mort de Charles Rousseau, père de France Ranson et de Germaine, la famille est contrainte de dĂ©mĂ©nager Ă  Paris et s’installe rue d’Alençon, Ă  proximitĂ© de l’atelier de l’artiste. L’artiste a de moins en moins de temps pour travailler. Ses escapades hors de la maison familiale sont frĂ©quentes. Ces annĂ©es sont aussi difficiles professionnellement. (…)

PassĂ©es les annĂ©es 1897-1899, moment de l’évolution esthĂ©tique des nabis vers l’impressionnisme ou la peinture classique, le temps de la peinture de Ranson persiste Ă  ne pas ĂŞtre celui de son siècle, ni mĂŞme de sa dĂ©cennie. Ranson quitte de plus en plus souvent Paris pour se rĂ©fugier auprès de son ami Georges Lacombe en forĂŞt d’Ecouves oĂą ce dernier possède une grande maison baptisĂ©e fort justement « L’Ermitage ».

Les lieux de vie deviennent alors ceux de la peinture. La forêt qu’ils parcourent, peuplée d’apparitions dans leurs peintures, est en réalité un des motifs récurrents de la littérature symboliste de ces mêmes années 1895- 1905. (…) Les forêts que Ranson peint deviennent également anthropomorphiques, renouant ainsi avec un des motifs favoris de la peinture romantique.

Les arbres creux dessinĂ©s par Ranson dans les annĂ©es 1897-1905 ne sont pas des motifs rĂ©alistes ; d’ailleurs souvent le mĂŞme motif est rĂ©utilisĂ© dans des paysages diffĂ©rents. Ce sont aussi, comme dans les oeuvres symbolistes, les chĂŞnes d’oĂą les Celtes faisaient jaillir les fontaines de jouvence, ou encore, oĂą les prĂŞtres rĂ©fractaires cachaient de petits autels durant la RĂ©volution (…).

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Symbolisme décoratif

Texte du musée Maurice Denis

La formation initiale de Paul Ranson à l’Ecole des Beaux-arts appliqués à l’industrie de Limoges, de 1877 à 1881, et sa rencontre avec les futurs membres du groupe des nabis à l’Académie Julian en 1888, où le message de Paul Gauguin lui fut révélé, ont permis à l’artiste d’aboutir à un style personnel et identifiable où les sujets d’inspiration, la femme, la nature et parfois l’ésotérisme ou la sorcellerie se conjuguent harmonieusement à la composition. En ce sens, on peut affirmer que parmi le groupe des nabis, Paul Ranson est celui dont le style se rapproche le plus des créations Art nouveau. L’ensemble décoratif le plus complet de Paul Ranson reste le décor commandé en 1894 par Siegfried Bing pour la salle à manger du Salon de l’Art nouveau, qu’il ouvrira l’année suivante, rue de Provence à Paris. Le style de ces panneaux correspondait parfaitement à l’aménagement de la pièce et aux meubles créés par l’architecte belge Henry Van de Velde. Parallèlement, Paul Ranson, comme ses amis nabis, s’est investi dans l’art de la scène où il a créé décors, programmes et costumes pour des pièces jouées notamment au Théâtre de l’oeuvre de Lugné-Poe.

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Imaginaire et spiritualité

Texte du musée de Pont-Aven

L’art est le moyen trouvĂ© par Paul Ranson pour mettre Ă  distance la mĂ©lancolie existentielle. Que les reprĂ©sentations se rapportent Ă  la religion ou qu’elles Ă©voquent les contes et les fables de l’enfance, l’enjeu est toujours de se soustraire aux pesanteurs du quotidien. Pour autant, les transgressions Ă©sotĂ©rico-mystiques pratiquĂ©es par l’artiste ou l’athĂ©isme qu’il revendique doivent ĂŞtre tempĂ©rĂ©s. Selon Gilles Genty, les sujets profondĂ©ment bibliques tels que Suzanne et les vieillards (1891) ne sont pas traitĂ©s avec une distance provocatrice, bien au contraire. Il prĂ©cise aussi que « dans les lettrines parsemĂ©es du Livre de la Vierge (1895), les animaux plus ou moins dĂ©moniaques que Ranson dessine ne sont pas une contradiction du texte ». D’autres oeuvres se rapportent Ă  l’imaginaire de l’enfance et des contes dans lesquels il construit un univers mythique et irrĂ©el. La nature vĂ©gĂ©tale apparaĂ®t dans ses tableaux comme protectrice et rassurante. Gilles Genty prĂ©cise que « l’enfance est chez Ranson un fil d’Ariane qui traverse toute son oeuvre, depuis les tableaux de jeunesse jusqu’aux pastels de maturitĂ© » qui, de fait, investit tous les lieux, toutes les mises en scènes et toutes les temporalitĂ©s

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Paul Ranson (1861- 1909), Nu à la carcasse (vers1899), Huile sur toile. Collection particulière © Triton Foundation

Paul Ranson, un artiste nabi (1861-1909)

Ă€ trop analyser l’esthĂ©tique des oeuvres rĂ©alisĂ©es par les nabis, Ă  trop vouloir inclure leurs productions dans un continuum d’évolution des formes et des couleurs, on en oublierait presque l’essentiel, l’évidence : les sujets de ces images sont souvent profondĂ©ment en dĂ©calage d’avec leur Ă©poque, d’avec l’évolution mĂŞme de la vie quotidienne et des usages.

Ce qui est une gĂ©nĂ©ralitĂ© pour les nabis devient une particularitĂ© de la peinture chez Paul Ranson. Il faut en effet mettre d’emblĂ©e en perspective le dĂ©calage existant entre une « fin de siècle » machiniste, qui voit avec l’Exposition universelle de Paris en 1900 le triomphe de l’électricitĂ© et l’invention de l’automobile, et les scènes de la peinture symboliste, aux sujets bibliques, Ă©sotĂ©riques, installĂ©es dans un passĂ© aux contours mal dĂ©finis. Chez Ranson, nuls trains entrant en gare Saint- Lazare, nuls personnages Ă  bicyclette, aucune Tour Eiffel que leur mentor Ă  tous, Paul Gauguin, admire pourtant. L’espace urbain lui-mĂŞme n’est vu que de manière parcellaire, depuis l’intĂ©rieur des appartements. DĂ©calage Ă©galement entre ses femmes rĂ©coltant Ă  la main des lĂ©gumes, notamment dans les panneaux rĂ©alisĂ©s pour Bing, et les progrès contemporains des machines agricoles.

Cette distance revendiquée des nabis avec leur siècle, cette fascination pour les temps révolus, sont communs à bien d’autres artistes symbolistes, mais puisent également ses racines dans le passé. En d’autres termes, les thèmes qu’ils abordent, les images qu’ils produisent, sont tout à la fois hérités de Puvis de Chavannes et de Gustave Moreau, mais aussi de la peinture ancienne, avec laquelle ils sont moins en rupture qu’on ne l’a parfois dit.

Texte de Gilles Genty

Les nabis

Texte du musée Maurice Denis

C’est vers 1888 que le terme « nabi », qui viendrait du mot hĂ©breu « nebiim » et signifierait prophète, fut proposĂ© par le poète Henri Cazalis comme nom Ă  un cercle de jeunes peintres fondĂ© par Paul SĂ©rusier. En septembre 1888, Paul SĂ©rusier rencontre Gauguin Ă  Pont-Aven et peint sous sa direction Le Talisman (Paris, musĂ©e d’Orsay), un petit paysage aux formes schĂ©matisĂ©es et aux couleurs affirmĂ©es : « Comment voyez-vous cet arbre, avait dit Gauguin. Il est bien vert ? Mettez du vert, le plus beau vert de votre palette, et cette ombre plutĂ´t bleue ? Ne craignez pas de la peindre aussi bleue que possible. » A son retour Ă  Paris, SĂ©rusier montre Le Talisman Ă  ses camarades de l’AcadĂ©mie Julian – Bonnard, Denis, Ibels et Ranson – et de l’école des Beaux-arts – Vuillard, Roussel et Piot.

EnthousiasmĂ©s par cette nouvelle manière de peindre, ces jeunes artistes forment bientĂ´t un vĂ©ritable groupe Ă  la recherche de toutes les nouveautĂ©s picturales dont Maurice Denis devient le vĂ©ritable thĂ©oricien, qui a su mettre en forme le didactisme enthousiaste de SĂ©rusier. Pour les nabis, la peinture doit ĂŞtre une transposition de la nature, « l’équivalent passionnĂ© d’une sensation reçue ». Peindre un symbole ou une allĂ©gorie, c’est traduire une sensation en image, lui donner un Ă©quivalent plastique et colorĂ©. Bien que partageant des convictions communes, les nabis dĂ©veloppent des tendances diverses Ă  l’intĂ©rieur du groupe : emploi de la couleur en aplat et des arabesques dĂ©coratives chez Denis et Ranson, grâce intimiste chez Bonnard et Vuillard, simplification et observation chez Vallotton… Tous en revanche participent au mouvement gĂ©nĂ©ral qui tente de lever la barrière qui sĂ©pare l’art dĂ©coratif de l’art de chevalet.

Le mouvement ne dure que quelques années puisque les nabis se dispersent vers 1900. Toutefois, au tournant du siècle, ceux-ci font la transition et annoncent, ou préfigurent, les recherches contemporaines de l’Art nouveau.

- Commissaire de l’exposition du MusĂ©e de Pont-Aven : Estelle Guille des Buttes- Fresneau, Conservateur du MusĂ©e de Pont-Aven
- Commissaire-adjoint : Camille Armandary, Adjointe du Conservateur

- Catalogue Ă©ditĂ© par les Ă©ditions Somogy, 176 pages

Notes

[1] Le terme « nabi » viendrait du mot hĂ©breu « nebiim » et signifierait prophète


- "Paul Ranson, artiste nabi : fantasmes et sortilèges"
- du 5 juin au 3 octobre 2010
- MusĂ©e des Beaux-arts de Pont-Aven, Place de l’HĂ´tel de Ville 29330 Pont-Aven TĂ©l. 02.98.06.14.43 Fax. 02.98.06.03.39
- Site : www.museepontaven.fr
- Tarifs Plein tarif : 6,00 € - Tarif rĂ©duit : 4,00 € (Groupes Ă  partir de 10 personnes, Ă©tudiants de 18 Ă  25 ans, chĂ´meurs)
- Horaires : Ouvert tous les jours De 10h Ă  12h30 et de 14h Ă  18h30 en juin et septembre - De 10h Ă  19h00 sans interruption en juillet et aoĂ»t
- Accès : RN 165, Gare TGV : QuimperlĂ©, AĂ©roports : Lorient ou Quimper


Lire Ă©galement
- Paul Ranson, artiste nabi : autour de l’exposition
- Paul Ranson (1861-1909), repères biographiques
- Catalogue Paul Ranson - Fantasmes & sortilèges

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