Reflets de Saint-PétersbourgUne semaine baignée d’émotions par Claire Guillery, samedi 17 mai 2008 Ah ! les célèbres Nuits blanches ! La plupart des guides affirment que juin est la meilleure période pour se rendre à St Pétersbourg… Pour nous, les hasards du calendrier en ont décidé autrement. Le 1er mai, nous nous sommes laissés emporter par le souffle frais de cette ville que son fondateur Pierre le Grand avait voulu déployer comme une fenêtre s’ouvrant sur l’Europe. Pour une semaine baignée d’émotions .
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Pétersbourg, « Piter » pour les intimes. Oui, c’est bien une ville ouverte avec ses surprenants mélanges architecturaux, places immenses, cathédrales classiques ou baroques, canaux et rivières, qui jouent avec la lumière des palais et des cieux clairs. 1er mai : le jour s’étire jusqu’à 23 heures et n’en finit pas de se refléter dans la Neva. Une ville maritime, ouverte et lumineuse.

Escalier rutilant du palais de l’Ermitage, brillance du jaspe et de la malachite. Blancheur des lustres de cristal de la grande salle Philharmonique, feux follets des cierges réchauffant l’éclat des icônes. Soleil sur le dôme de Saint Isaac inlassablement recouvert de feuilles d’or au mépris de la vie des hommes. Lumière vibrante des accents profonds de cette langue, dont les chanteurs s’emparent comme d’un glaive éclatant élevé à la gloire de leur Dieu.
Comme partout dans le monde, le 1er mai est un jour férié, mais ici, on célèbre aussi la fête du Printemps. Il flotte comme un air de vacances. Le baromètre affiche 25°. Débarqués la veille au soir, nous quittons d’un pas léger l’appartement loué grâce à l’aide de Natalia*, guide conseillée par des amis. Un grand deux-pièces à la déco un peu kitch, certes, mais la formule est plus conviviale que l’hôtel et revient beaucoup moins cher (60 € la nuit, contre 150 € minimum pour une chambre d’hôtel).
Durant trois jours, cette prof de littérature française nous fait découvrir ses passions, et Saint-Pétersbourg est au cœur de celles-ci. Son premier conseil : visitez à pied autant que possible. C’est la meilleure façon de mettre à nu l’âme de la ville, d’en capter l’expression, comme celle des visages, de bronze ou de chair.
Vols directs Air France à partir de 300 €. 3 heures de vol seulement et 2 heures de décalage. On vous conseille le vol en milieu d’après-midi, on arrive le soir et évite ainsi les embouteillages entre l’aéroport et la ville.
Visa : il doit être demandé auprès de l’Ambassade de Russie à Paris ou auprès des consulats russes de Strasbourg ou Marseille. Attention ! le visa ne peut être délivré que sur présentation d’une invitation émanant d’un répondant russe (agence de tourisme, société, hôtel, propriétaire bailleur).
Si vous partez en individuel, vous pouvez recevoir ce justificatif de séjour par fax grâce à une agence en ligne : www.ostwest.com
Service gratuit si vous leur confiez la tâche de vous réserver un appartement ou une chambre d’hôtel, sinon il vous en coûtera 24 euros.
Sur place, se rendre à l’agence qui vous donnera dans un second temps un autre document prouvant que vous êtes en règle avec les autorités.
Autre formalité demandée pour le visa : l’original du justificatif de votre assurance-voyage (certaines cartes bancaires incluent cette assurance, il suffit d’appeler le service carte pour l’obtenir).