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Biscuits, spécialités fromagères sont à la une de « l’apéro ». Effet indirect de la crise, ce moment convivial se transforme de plus en plus souvent en apéritif dînatoire.
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Selon une enquête Sofres pour la collective des apéritifs à croquer, 76 % des Français considèrent l’apéritif comme un des fleurons des traditions de l’hexagone, car il marque, autour du partage et de la convivialité, des moments clé de leur vie familiale ou sociale. 72 % d’entre eux déclarent prendre l’apéritif au moins une fois par mois. En France, ce marché se porte bien avec un chiffre d’affaires de 933 millions par an ( source Nielsen à fin sept 08 ) et une consommation par foyer de 4 kgs par an.
L’apéritif dînatoire : un phénomène de mode

Vincent Grégoire, directeur du département art de vivre de l’agence de tendance Nelly Rodi, analyse pour nous la situation. Pots au bureau, anniversaire surprise, soirées familiales : toutes les occasions sont bonnes pour faire évoluer le pastis d’antan vers un apéritif dînatoire. On se reçoit plus tôt pour se coucher plus tôt. Et après l’apparition du brunch, puis du slunch, voici le drunch, contraction du dîner et du lunch qui correspond à cet apéritif dînatoire et se termine vers 21 h 30. Le phénomène gagne les pays latins, même s’il existait déjà depuis longtemps en Espagne avec les tapas et en France au XVIIIème siècle avec les collations prises dans les salons littéraires. Aujourd’hui via la « finger food », synonyme d’abondance, de liberté et de facilité, l’apéritif branché s’organise autour de bouchées, de verrines, de brochettes, de légumes garnis. Initié par la « coolitude » des bobos, cette pratique festive s’étend à toutes les classes sociales, parce qu’il est en parfaite osmose avec les contingences matérielles actuelles et s’inscrit dans une démarche transgénérationnelle de l’alimentaire.
Selon le tendanceur, « le concept de crise donne envie de resserrer les liens affectifs. Dans une situation de perte de repères, être ensemble, partager créent de bonnes vibrations. De plus, dans la logique de baisse de pouvoir d’achat, on sort moins et on se reçoit à domicile autour d’un apéritif informel. Les « Récessionistas » font ainsi face à la crise avec des solutions économiques mais chics qui combinent la bonne conscience et l’esprit ludique ». Après un bon apéritif, certains de la génération fast-food iront même jusqu’à proposer un vrai plat traditionnel préparé par eux-mêmes type pot-au-feu ou blanquette.
Des nouveautés rigolotes

Ouvrez le placard d’un Français ! De source Nielsen, on y trouve une fois sur deux un produit Belin. La marque est emblématique dans le cœur des Français et depuis 44 ans elle égaye l’apéritif avec des produits populaires. Cet engouement a justifié le lancement de la Belin Box, un gros contenant refermable pour garder le croustillant des Monaco, Minizza, Best Of ou Croustilles.
Mais c’est le rayon frais et fromager qui innove le plus avec de nouveaux Apéricube et des Dés de Fromage façon traiteur de la marque Menus du Monde. Ces derniers font jouer trois fromages ( feta, emmenthal, Ponte Vecio ) avec des légumes différents. A manger seul sur des brochettes ou en salade avec de la mâche, un avocat et basilic ou de la roquette et du jambon de pays. Chaque année, les indémodables Apéricube sortent des éditions limitées et des saveurs différentes. Le panier du printemps 2009 fait ressortir les parfums du Sud avec Tapenade, une alliance pimentée d’olives noires et vertes et Tomate&Poivron qui associent ces deux légumes phare de Méditerranée. Si vous êtes à court d’idées pour marier à l’infini les délicieux petits cubes de la vache ( jambon, chèvre romarin, concombre aneth, poivre, curry, basilic, ect… ) le site www.apericube.fr peut vous donner des idées originales. De plus, des jeux thématiques sur des soirées apéro ( disco, sport, casino ou filles vs garçons ) seront organisés dès le 25 mai.
Apéro-assiette

Prolongez cet apéro avec un plat tout simple à préparer qui utilise les petites faisselles de Rians. Au lait de vache ou de chèvre, la faisselle se prête à toutes sortes d’entrées ou de desserts gourmands. En GMS commencent à arriver les toutes nouvelles tomates Savéol. A côté des gammes classiques (charnue, en branche, romaine, Torino allongée) vous connaissez sûrement les petits modèles (cerise jaune, cœur de pigeon rouge, cerise grappe), mais les saveurs anciennes (ananas, noire-de-Crimée, sicilienne) vous sont plus étrangères et vous n’avez encore jamais goûté la Tigre, une tomate espagnole à la peau vert tigré au goût légèrement citronné. Creusez une de ces tomates et glissez y un peu de faisselle, sachant que la faisselle à la chèvre a un goût plus fort et soutenu. Une faisselle sur une bruschetta, avec des asperges, du bacon et un filet d’huile d’olive, vous voilà en Italie ; avec du saumon fumé et de la ciboulette en Scandinavie ; avec des poivrons, des courgettes et des olives en Grèce ; avec une salade d’oranges, du miel et de la cannelle en poudre au Maroc ; avec un jus de citron vert, des rondelles d’ananas et de la noix de coco râpée aux Antilles. A défaut de faisselle, la fromagerie Le Petit Billy sort un fondant fromage de chèvre en forme de fleur à la robe cendrée qui pourra se glisser dans l’une ou l’autre tomate.

Enfin, pour les carnivores et amateurs de saucissons, Cochonou va sortir un saucisson bio et comme chaque année la marque donne rendez-vous aux passionnés de la 2CV pour un Tour de France des deuchistes. Des 2CVs habillées en vichy rouge et blanc encadreront les autres conducteurs de voitures qui sillonneront le pays en partant le 4 juillet de Monaco pour arriver à Paris le 26 juillet. Pendant cette échappée « cochonesque » sans pour autant être cochonne, pas moins de 325 000 croc’sec, petits bouchées de saucisson, seront distribués gratuitement à la foule. L’occasion d’un apéro même sur les routes !!
Belin Box : 2,45 €
Apéricube édition printemps été, 48 cubes, 3,80 €
Dés de Fromage Menus du Monde : 2,50 € les 110 g
Tomate Tigre Savéol : 8 € le kg
Faisselle Rians : 4 x 100 g de 2,20 à 2,80 € nature ou chèvre