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Plusieurs organismes publics de l’eau et du médicament se sont réunis le mois dernier, pour étudier les résidus de médicaments dans l’eau, lors d’un colloque intitulé « Résidus de médicaments dans l’eau : des molécules à surveiller ? des risques à évaluer ? ».
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Depuis plusieurs années, la communauté scientifique et les pouvoirs publics s’interrogent sur la présence dans l’eau, à l’état de traces, de résidus de médicaments et leurs effets sur notre santé.
Pour faire le point sur les études et recherches menées dans ce domaine en France, la Direction générale de la santé (DGS), l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), l’Agence de l’eau Seine Normandie et l’Université Paris Sud 11 ont réuni le 1er octobre dernier des scientifiques ainsi que des acteurs de l’eau et du médicament lors d’un colloque intitulé « Résidus de médicaments dans l’eau : des molécules à surveiller ? des risques à évaluer ? ».
Une grande diversité de molécules
Plus de 3 000 médicaments humains et 300 médicaments vétérinaires sont actuellement disponibles sur le marché français. Ce sont des substances biologiquement actives qui se caractérisent par une grande diversité de structure chimique. Les résidus de médicaments, lorsqu’ils ne sont pas totalement dégradés dans l’organisme, sont excrétés dans les selles et les urines sous leur forme initiale ou sous la forme d’un ou plusieurs métabolites.
L’impact environnemental des médicaments pris en compte dans les procédures d’autorisation de mise sur le marché

L’AFSSAPS procède à une évaluation des risques environnementaux lors de l’instruction des dossiers d’autorisation de mise sur le marché et, en fonction des résultats, l’industriel peut être amené à définir des mesures de sécurité et de précaution lors de l’administration au patient et de l’élimination des déchets, pour limiter l’impact environnemental du médicament.

En ce qui concerne les médicaments vétérinaires, cette évaluation est menée par l’Afssa, via l’Agence nationale du médicament vétérinaire (ANMV) et peut conduire au refus d’autorisation du médicament, si le risque écotoxicologique est estimé supérieur aux bénéfices attendus.