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Femmes et bateau Second CapitaineEllen et les garçons par FrĂ©dĂ©rique Alfassa-Larsonneur, mardi 10 juin 2008 Elle est Second Capitaine. Ellen Dempster, anglaise, agĂ©e de 45 ans est mariĂ©e Ă un capitaine en retraite. Le bateau sur lequel elle travaille s’appelle Costa Magna, un 45 m basĂ© Ă Monaco. Forte de 22 ans d’expĂ©rience sur les bateaux, cette ancienne technicienne de laboratoire nous explique qu’accĂ©der Ă des postes de capitaine et de second n’a pas Ă©tĂ© facile. Parce qu’elle est une femme.
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« Je suis second mais je travaille sur un bateau de grande taille. La prochaine Ă©tape ? Devenir capitaine d’un grand bateau. A bord de Costa Magna, le capitaine est mon patron : c’est lui qui est en relation avec le propriĂ©taire.

Je gère l’équipage et tous les jours, je me fixe un objectif de travail. Quand j’ai commencĂ© en 1986, les femmes travaillaient forcĂ©ment comme hĂ´tesses. Je me dĂ©brouillais bien en peinture. Du coup, je n’avais pas de poste prĂ©cis : je faisais un peu de tout sur le bateau. Je n’ai jamais eu un contrat de marin ! »
En 1996, Ellen est chef cuisinier sur un 30 m. Le jour oĂą son capitaine quitte le bateau, c’est elle qui prend la relève. « A cette Ă©poque, c’était plus facile qu’aujourd’hui. Il fallait avoir passĂ© suffisamment de temps en mer. J’avais 11 ans d’expĂ©rience. Pour mon mari, tout avait Ă©tĂ© beaucoup plus vite : après 6 mois en tant que marin, il avait pu passer capitaine. Mais que voulez-vous ? C’est un univers masculin ! Pourtant, j’ai dĂ©jĂ travaillĂ© avec un Ă©quipage 100 % fĂ©minin et tout s’était bien passĂ© ! L’idĂ©al, c’est d’avoir un Ă©quipage avec autant de garçons et de filles.
Ce qui est dĂ©terminant, c’est l’ambiance de travail. Tout le monde s’entend très bien sur mon bateau. Les saisonniers reviennent tous les ans, c’est un bon indicateur ! » A toutes celles (et ceux) qui souhaitent se lancer, Ellen donne les conseils suivants : « Faire preuve d’une diplomatie Ă toute Ă©preuve, sourire en toute circonstance, avoir le sens du service. Sans cela, ce n’est vraiment pas la peine. Tant que les clients sont debout, mĂŞme tard dans la nuit, au moins un membre de l’équipage doit l’être aussi ! »
ces femmes nous mènent en bateau ; Capitaine Laurence ; elle est le mécanicien