Tout ce qui brille - Sortie CinĂ©made GĂ©raldine Nakache& HervĂ© Mimran par Franck Moineau, samedi 13 mars 2010 Virginie Ledoyen, LeĂŻla Bekhti et GĂ©raldine Nakache sont Ă l’affiche du prochain films de GĂ©raldine Nakache et HervĂ© Mimran qui sort en salles le 24 mars 2010. Deux soeurs qui vont tenter de se rapprocher d’un idĂ©al "Tout ce qui brille"avec comme message final "mĂ©fions-nous du vernis".
Entretien avec les deux réalisateurs. |
L’histoire

Ély et Lila sont comme deux soeurs. Elles se connaissent depuis l’enfance, partagent tout et rêvent ensemble d’une autre vie. Elles vivent dans la même banlieue, à dix minutes de Paris.
Aujourd’hui, Ely et Lila ne veulent plus être à dix minutes de leurs vies. De petites embrouilles en gros mensonges, elles vont tout faire pour essayer de pénétrer un monde qui n’est pas le leur où tout leur semble possible.
Mais tout ce qui brille…
Vous avez écrit et réalisé ce film ensemble. Comment vous êtes vous rencontrés ?
GĂ©raldine : On s’est rencontrĂ©s sur le film de Lisa Azuelos Comme t’y es belle . HervĂ© l’a coĂ©crit et il Ă©tait conseiller technique. C’était mon premier film en tant qu’actrice et comme j’étais tĂ©tanisĂ©e, je m’en suis remise Ă sa bienveillance. Une grande amitiĂ© s’en est suivie.
Hervé : Trois ans plus tard quand Géraldine m’a montré une première version de son scénario, l’histoire m’a plu. Et j’ai eu envie de poursuivre ce travail avec elle.
Bande annonce du film
Résumez-nous l’histoire.
GĂ©raldine : C’est avant tout une histoire d’amitiĂ© fusionnelle entre deux filles, Lila et Ély. Elles habitent Ă Puteaux, Ă dix minutes de Paris, soit Ă une station de RER de la capitale. Une station de trop pour elles car elles ont l’impression d’être Ă dix minutes de leur vie. Dix minutes c’est beaucoup et ce n’est rien, mais juste assez pour crĂ©er une frustration. Pour elles, « tout ce qui brille », c’est visiblement de l’autre cĂ´tĂ© du periph’.
Hervé : Géraldine vient de Puteaux et moi, de Marseille. La province, c’est un peu comme la banlieue : quand on y habite, on a l’impression de rater quelque chose et que c’est à Paris que tout se passe.

Géraldine : Puteaux est une banlieue plutôt agréable à vivre. Hervé et moi, nous voulions montrer cette banlieue-là , parce que je la connais bien et qu’elle est une banlieue sans problèmes particuliers : sans drogue, sans tournantes, sans voitures qui brûlent. Une banlieue représentative de la majorité des villes de banlieue finalement. C’est aussi celle qui intéresse le moins les journaux télévisés.
Puteaux, c’est comme une petite bourgade de province oĂą tout se passe bien, oĂą tout le monde se connaĂ®t mais qui peut s’avĂ©rer un peu sclĂ©rosante quand on est jeune et qu’on se sent Ă dix minutes de « lĂ oĂą ça se passe ».
Hervé : Il y a une manière d’être à Paris qui est typique d’une société un peu élitiste. Quand on ne l’a pas, on est perdu. Comme Lila et Ély qui font mine d’avoir les codes alors que ce n’est pas du tout le cas.

Géraldine, pourquoi avez-vous choisi de jouer le personnage d’Ély plutôt que celui de Lila ?
GĂ©raldine : Ély me ressemble un peu. Le parcours que nous lui avons « dessinĂ© » est semblable Ă celui que je connais. Et surtout, la relation qu’elle entretient avec ses parents est similaire Ă celle que j’ai eue avec les miens. InterprĂ©ter avec du recul quelque chose qui a Ă©tĂ© en moi Ă©tait une sorte d’exutoire aussi.
Pour Agathe, avez-vous tout de suite pensé à Virginie Ledoyen ?
Hervé : Oui, très vite en tout cas, car dans la vie, Virginie est cette très belle femme que l’on cherchait : cultivée, subtile, fascinante et, en même temps, complètement normale.