Une collection rare de liqueurs mise en vente pour 6 millions d’eurospar Michèle Folian, samedi 11 février 2012 Une collection historique de vieilles liqueurs et cognacs rares va ĂŞtre mise en vente pour 6 millions d’euros par son propriĂ©taire, un nĂ©erlandais sans hĂ©ritier.
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Plus de 5.000 bouteilles, dont du cognac, du whisky, de l’armagnac, du porto, du madère et autres liqueurs rares, jusqu’à 250 ans d’âge : tel est le trésor exceptionnel que le Néerlandais Bay van der Bunt a décidé de vendre pour 6 millions d’euros.

Le collectionneur hollandais de 63 ans, qui ne boit aucun de ces prĂ©cieux breuvages, a consacrĂ© sa vie Ă rechercher les spiritueux les plus rares et les plus raffinĂ©s, comme son père et son grand-père avant lui. Mais aujourd’hui sans enfant ni hĂ©ritiers potentiels « capables de prendre soin de sa collection », il a dĂ©cidĂ© « avec une certain tristesse » de s’en sĂ©parer.
“Durant les 35 dernières annĂ©es, j’ai frĂ©quentĂ© des ventes aux enchères du monde entier telles que Christie’s et Sotheby’s. J’ai achetĂ© des bouteilles Ă de cĂ©lèbres restaurants comme Maxim’s et La Tour d’Argent Ă Paris, ainsi que Le Cirque Ă New York lorsqu’ils ont Ă©coulĂ© une partie du stock de leurs caves. Certains cognacs appartenaient mĂŞme Ă la famille du Duc de Windsor,” a-t-il expliquĂ©.

Si l’on considère qu’il faudrait deux ou trois gĂ©nĂ©rations pour constituer une telle collection - Ă supposer qu’il soit encore possible de trouver des liqueurs aussi rares - on peut estimer qu’il s’agit de “la plus grande collection de vieilles liqueurs du monde », estiment les spĂ©cialistes.
Parmi elles, des cognacs datant de 1789, annĂ©e de la RĂ©volution française et une bouteille de cinq Ă six litres de cognac "NapolĂ©on Aigle d’Or" de la maison LĂ©opold Brugerolle, datant de 1795 est estimĂ©e Ă 138.000 euros.

M. Bay van der Bunt, qui partage sa passion avec le monde entier depuis plus de 10 ans à travers son site www.oldliquors.com , espère secrètement qu’un collectionneur, passionné comme lui, pourra acquérir l’ensemble de la collection. Certains acheteurs potentiels, des Russes et Chinois principalement, seraient déjà sur les rangs.
“Collectionner les cognacs et les vieilles liqueurs m’a coĂ»tĂ© Ă©normĂ©ment de temps et d’argent, mais cela s’avère ĂŞtre le meilleur investissement financier que j’aie jamais rĂ©alisĂ©,” a reconnu Bay van der Bunt.
Il compte toutefois garder la pièce la plus ancienne, une bouteille de cognac datant de 1760.