
Après Robert Badinter, Toni Morrison, Anselm Kiefer et Pierre Boulez, Umberto Eco a été le Grand invité du musée du Louvre à l’automne 2009.
Cet ouvrage est publié dans le cadre de la programmation pluridisciplinaire qu’il propose : vertige en art, en histoire de l’art, en littérature et en musique.
En rassemblant toutes sortes de listes, chaotiques, maladroites, désordonnées, Umberto Eco nous fait découvrir une langue sans issue immédiate et sans but évident, qui fournit, malgré les apparences, une somme de connaissances sur l’histoire des civilisations.
Depuis toujours, la littérature fourmille de listes, d’Hésiode à Joyce, d’Ezéchiel à Gadda. Il s’agit souvent d’énumérations égrenées pour le goût de l’inventaire, la mélodie du dénombrement ou le plaisir vertigineux de réunir des éléments sans relation spécifique.
Ce volume ne nous propose pas seulement de découvrir une forme de littérature rarement analysée ; il nous montre aussi combien les arts figuratifs savent suggérer des énumérations infinies, même lorsque la représentation semble contrainte par l’encadrement d’un tableau.
Né à Alexandrie (Piémont) en 1932, Umberto Eco est philosophe, médiéviste, sémiologue et spécialiste des médias. Son premier roman, Le Nom de la rose, remporte le prix Strega en 1981 et le prix Médicis étranger en 1982. Il est suivi du Pendule de Foucault, de L’Ile du jour d’avant, et de Baudolino. Parmi ses nombreux essais, on retiendra Les Limites de l’interprétation et Kant et l’ornithorynque.