La mode d’occasion : la nouvelle façon d'acheter chic et malin

Le saviez-vous ? D’après une étude réalisée par la société IPSOS auprès des femmes de 20 à 60 ans acheteuses de mode en ligne, nous serions déjà 43% à acheter de la mode d'occasion !

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Celle-ci n’est plus synonyme de manque de moyens ou, horreur, de no-glamour, elle est devenue une façon de se faire plaisir, de trouver de la qualité et de l’originalité autant que dans le neuf.

41 % des femmes interrogées ont déjà pratiqué la vente d’occasion ou aimeraient le faire, 47 % ont déjà acheté d’occasion ou aimeraient le faire. Les raisons d’achat sont claires, les femmes sont de plus en plus sensibles à leur image, en réalité elles ont besoin de s’occuper d’elles. Elles veulent avoir un style, leur style, elles privilégient les belles coupes et les belles matières, elles veulent avoir du choix et ne plus dépendre des seules boutiques qui les entourent. Elles veulent aussi pouvoir trouver l’introuvable. Plus surprenant, et cela peut paraître contradictoire avec cette tendance, elles ne veulent plus subir le diktat… des tendances.

En ce qui concerne la mode, les rythmes s’accélèrent, l’obsolescence est rapide, les femmes sont à l’affut de la nouveauté et du changement. La mode impose un rythme effréné, superpose des looks et des propositions constamment renouvelées, dans une grande spirale aspirante et permanente de désir. Bien malin qui peut dire, après avoir refermé un Spécial Mode de Vogue ou de Madame Figaro, quelle sera LA tendance de la saison…

L’achat d’occasion permet donc d’accéder à la diversité et il n’est plus tabou.

Un autre facteur concerne les plus jeunes : l’essor actuel de la « consommation collaborative », nouvelle culture liée à leur façon d’acheter, incite les « Y » et les « Millenials » à entrer de plus en plus en contact les uns avec les autres pour acheter, vendre, ou encore partager, échanger.

Le grand acteur de la mode d’occasion sur le marché, c’est Vestiaire Collective, lancé en 2009. La société revendique près de 100 000 nouvelles inscriptions par mois et totalise déjà 4 millions de membres ! Après une levée de fonds gigantesque cet automne - 33 millions € - le site compte bien devenir le n°1 mondial du luxe d'occasion. Les 20 000 nouveautés que le site met en ligne chaque semaine sont aussi rigoureusement vérifiées.

Modalist, un nouveau venu sur ce marché qui devient de plus en plus tendance, a pour objectif de se spécialiser dans le créneau de l’occasion pour les marques moyen-haut de gamme comme Maje, Sandro, The Kooples…

Le principe est simple et assez nouveau. Si vous voulez revendre vos vêtements…vous n’avez juste rien à faire. Le site vous les achète (à un prix très modique, à partir de 10 € pièce) et se charge de les revendre après en avoir vérifié tous les détails. Si vous êtes acheteuse, l’achat se fait donc en toute sécurité car l’article est passé entre les mains d’un professionnel.

Pour les accessoires et les bijoux, on connait le site Collector Square, très actif et présent sur les réseaux sociaux, qui propose des articles haut de gamme certifiés d’origine. Une expertise garantit, en effet, que vous n’achetez pas un faux. Pour les bijoux et les montres griffés, il y a aussi Crésus. Les achats sur ces sites sont assez chers, mais cela en vaut la peine, car les vêtements de marque ou les bijoux sont de petits investissements. Savoir qu’ils ont été vérifiés et / ou expertisés avant la vente est rassurant.

Enfin, le magasin spécialisé dans le dépôt-vente reste un excellent circuit pour l’achat d’occasion. Très fréquenté par les femmes qui recherchent la robe de cérémonie qu’elles ne porteront qu’une seule fois, ce type de boutiques élargit de plus en plus sa gamme au prêt-à-porter quotidien. Vêtements, accessoires, chaussures peu portées (ou pas du tout, merci aux mannequins et journalistes !), sacs en excellent état,… partent à condition d’être à la pointe de la mode ou une valeur sûre du vintage.

Le danger qui guette les acheteurs de produits de luxe d’occasion ? La contrefaçon évidemment, dont les sites ne peuvent pas ou ne veulent pas être tenus pour responsables. Aucune parade sérieuse contre ce problème, si ce n’est votre propre discernement. Sachant que même les experts hésitent parfois devant un article (sac, pierre précieuse,…), soyez vigilantes. LVMH a longuement ferraillé contre Alibaba, le eBay chinois, que le groupe accusait de vendre sans vergogne des milliers de faux. Mais le problème est loin d’être résolu.

Par Isabelle Hossenlopp

Portrait de Isabelle Hossenlopp

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