Slow Attitude en Europe: réalité et désir

La Foire de Paris se tiendra du 28 avril au 8 mai 2011 à la porte de Versailles à Paris sous le signe du 'Slow time'. A l'initiative de ses organisateurs, une étude a été réalisée par Ipsos sur le thème de la Slow Attitude en Europe. Elle révèle que l'aspiration à un mode de vie plus 'slow' est ultra-majoritaire en Europe. Soixante dix-sept pour cent des personnes interrogées, soit près de 8 Européens sur 10, déclarent avoir l'intention de ralentir leur rythme de vie et 78% aiment prendre leur temps.

Que pensent les européens de la Slow Attitude ?

La plupart des Européens ont aujourd'hui le sentiment de vivre au quotidien sous la pression du temps et de l'urgence. Cette dictature de l'urgence n'est pas sans lien avec la forte progression du stress enregistrée ces dernières années. Ainsi, 57% des individus en moyenne se disent « souvent stressés », un score qui atteint même 59% parmi les Français. En cause : un sentiment largement lié à l'exigence d'agendas surchargés, la tentation pour résoudre cette quadrature du cercle est de devenir « multitâches » : 76% des européens disent faire souvent plusieurs choses à la fois.

slow attitude en europeSlow Attitude en Europe - Toutpourlesfemmes

Face à ce constat, l'aspiration à un mode de vie plus « slow » est ultra-majoritaire en Europe comme le révèle la première étude réalisée pour Comexposium à l'occasion de la Foire de Paris 2011 par Ipsos : 77% des personnes interrogées soit près de 8 Européens sur 10 déclarent avoir l'intention de ralentir leur rythme de vie et 78% aiment prendre leur temps.

Entre « slow assumés » et « slow contrariés » : les européens sont divisés

40% des Européens peuvent être considérés comme des « slow assumés » : ils ont déjà ralenti leur rythme de vie ou envisagent sérieusement de le faire. Les « slow contrariés » (37%) aimeraient ralentir mais ne savent pas comment (19%) ou ne pensent pas que cela soit possible (18%). Un sentiment particulièrement ré- pandu chez les femmes menant déjà une double vie professionnelle et privée, et les jeunes actifs, qui ont la sensation de vivre dans l'urgence permanente.

Si l'idée de ralentir fait sens, elle se heurte, pour beaucoup, aux contraintes du réel et apparaît avant tout comme un vœu pieux. Le culte de la vitesse, associé à celui de la performance, exerce une telle pression que le fait de freiner, en allant à contre-courant du mouvement dominant, suscite de la mauvaise conscience pour près de la moitié des individus.

Les Italiens sont les plus touchés par la pression du temps et le besoin de ralentir juste devant les Français. Les Allemands et les Britanniques sont quant eux plutôt en retrait par rapport aux deux nations latines.

Les Français adoptent la slow attitude dans la sphère privée

Une majorité des européens interrogés exprime clairement le besoin de ralentir, moins comme un souhait d'ordre général mais très fortement comme un besoin ciblé sur certains types d'activités.

Pour les Français, adopter la « slow attitude » se cristallise tout particulièrement sur :
- Les relations avec les proches : prendre plus de temps pour les moments en fa- mille (55%) ou entre amis (49%)
- Le tourisme : 53% souhaitent lever le pied lorsqu'ils visitent un pays, une ville, une région
- Les loisirs personnels : 50% veulent accorder plus leur temps à leurs loisirs, comme la lecture, le bricolage, les activités artistiques...


L'Italie : patrie de la « slow attitude » est aussi la plus « slow contrariée »

L'Italie apparaît comme le pays initiateur du mouvement slow néanmoins c'est chez les Italiens que l'on trouve la plus forte présence de « slow contrariés » (45%). Ils déclarent subir le plus fortement la pression du manque de temps et de l'urgence permanente et manifestent la plus grande volonté de ralentir. Ce décalage entre l'idéal et le réel rend donc la question du ralentissement problématique en Italie.

Ralentir pour vivre mieux

Quels sont les principaux bénéfices d'un rythme de vie moins intense ?
Pour les européens, ralentir est avant tout une question de « mieux-être » : 66% estiment que ralentir leur permettrait de « mieux profiter de la vie», 55% pensent améliorer leur « qualité de vie », et 54% veulent se sentir « moins stressés ».

L'amélioration de l'efficacité dans les tâches de la vie quotidienne est considérée comme un bénéfice secondaire. Des progrès comme « mieux travailler », « faire moins d'erreurs », « mieux réfléchir »..., sont cités à hauteur de 30% chacun en moyenne. Les plus jeunes sont les plus enclins à cette dimension plus pragmatique du « slow ».

Néanmoins, si la « slow attitude » suscite une large adhésion de principe, la mise en place concrète se heurte à un certain nombre d'obstacles quotidiens.

*Etude menée par Ipsos en ligne en février 2011 dans 4 pays européens (France, Grande-Bretagne, Allemagne, Italie), auprès d'un échantillon national représentatif de 1000 individus âgés de 16 à 64 ans dans chaque pays.

Par Nicole Salez

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